Spleen 2006 (à C.B)

    







Au feu vert de l’envie

Au stop de mon ennui

Je cède mon passage à vide

Et bête, je me fais enfin des rides


Comme un homme je reste assis

Et mes amours prennent leurs aises

J’ai le cœur en mon âme bien rassie

Des coups de chiffons ou de Fébrèze


Macho pour deux lignes et par ici

La lueur de je ne sais quoi

Mon air fier et l’autre pantois

Je t’aime un peu et me livre par ici


Comme un poète j’écris ma poésie

Quitte à être perdu

Je préfère être par ici

L’âme et l’alcool m’ont tout descendu


J’ai l’esprit d’un sauvage et je m’ignore

Le temps d’être à moitié perdu

J’ai mes moyens de pêche et de chasse au trésor

Comme un enfant pervers je suis imbu


J’ai des victimes plein mes victoires

Et mon gosier se tait cette imprudence

J’ai comme un linceul sur mon espoir

Et ma vie me semble une évidence


J’ai beau pleurer mes rimes à six sous

Rien ne dit que je m’effondre au dessus

J’ai des amours enfouies sans dessus dessous

Et les larmes de ma vie sont reçues au rebus


Ça s’écrit en une heure un poème de Cribas

Ça se vante et se commercialise en deux jours

Ça s’évente en labeur ceux qui aiment le Cribas

Et ça se rentabilise dans la mort, pour un simple tour


Comme un poète j’écris ma poésie

Quitte à être perdu

Je préfère être par ici

L’âme et l’alcool m’ont tout descendu


Alors j’irai comme un cafard de plus

Enfermé dans la chrysalide de ma vie

Je prendrai des métros et des bus

Oubliant que j’ai dû naître par ici


L’existence met au monde toute une vie

Je suis fier de mourir en un seul été

Je n’ai d’autre opinion que mon simple avis

Je n’ai plus à taire ma vie en état d’ébriété


On va crever maintenant c’est l’été

J’en ai assez de mes pauvres saisons

En enfer ou ailleurs mon cœur déshérité

Je suis à la pêche et mon âme de poisson


On laissera par ailleurs un tremblement

Une ouie qui reste aux aguets

Un cœur enfoui véritablement

Et une âme sans cesse meringuée


Le poète est mort au cœur de l’été

Il laissera par ailleurs un tremblement

Un cœur en sursis un peu plus clairement

Les artifices se fêtent quand ils sont abrités


J’ai beau pleurer mes rimes à six sous

Rien ne dit que je m’effondre au dessus

J’ai des amours enfouies sans dessus dessous

Et les larmes de ma vie sont reçues au rebus


Comme un poète j’écris ma poésie

Quitte à être perdu

Je préfère être par ici

L’âme et l’alcool m’ont tout descendu


Au feu vert de l’envie

Au stop de mon ennui

Je cède mon passage à vide

Et bête, je me fais enfin des rides


Au feu rouge de ma vie

Et au départ de mes rides

Sur la crête de mes nuits

Comme une bête je fais le vide.


Il est cinq heures du matin

Rien n’est promis

J’ai peut être un lendemain

Je m’écorche en vis-à-vis


Comme un poète j’écris ma poésie

Quitte à être perdu

Je préfère être par ici

L’âme et l’alcool m’ont tout descendu



Cribas 2006

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