Mise à jour d'une solitude exponentielle (J.I 68)

     







Tant de bouteilles jetées à la mer. Sans réponses. Accusateur non recommandé. Tant de bris de vers obstruent le canal. Plus personne n’entre. Plus jamais le monde ne réclame une sortie en zodiaque.

Les grands navires pleins de curieux font des jumelles lointaines, qui soudain, acceptent un cocktail plutôt que le plongeon brûlant vers un iceberg.

Le poète on lui soutire, on ne le prend pas entier comme on fait des héritages cargaisons.

Il doit être heureux cet homme là. Son zoo parfait est une île déserte.

La couleur du ciel est à peine changeante, lorsqu’on l’observe dans la chromatique des yeux humains.

L’inutilité est effrayante comme un signe précis à désirer de toutes ses forces.

Vois le signal. Entends ce qu’on dit de toi par habitude de la parole.

Tant de bouteilles jetées à la mer, l’enfance hydrocarbure, les grands oiseaux mazoutés à l’entrée du port des désirs entiers.

La vérité est emprisonnée dans la vase tandis que le mensonge, plus alerte, signe des autographes aux algues proliférantes.

Les eaux turquoises et les coraux ébahissant sont comme la poésie. Tout le monde l’adore, mais chacun son pays et son intérêt polluant.

Je n’ai jamais pris l’avion.

Je m’en veux, de ne pas être moi aussi, à l’origine de la déflagration moderne.

Je n’ai pas de bagnole ni de cafetière Senseo. Heureusement, j’ai peur de réveiller mes voisins en leur avouant que je bois trop, alors je ne trie pas mes bouteilles d’alcool et je mélange tout, mon exil avec mon local poubelle.

Tant de bouteilles vides jetées aux petits matins amers.

Les aurores se fatiguent de nous tous en écrasant leur dernier nuage serein sur nos gueules embrumées.

Fermez le robinet pendant que se tortille votre tube de dentifrice ! Attention à la légionellose, faites couler l’eau afin de bien vider l’eau qui stagne dans les tuyaux !

La bonne conduite est une idée de départ.

La croix d’hier s’amuse.

La mémoire s’arrête là où les médias se corrompent.

Lorsque l’action est prisonnière de la beauté du geste, c’est le troisième millénaire.

Nos sandales sont usées.

Jésus pourtant, était déjà un gibier d’ocre sur les parois des grottes dix mille fois centenaires.

Lorsque l’action est prisonnière de la beauté du geste :



Faut les voir

Les dames et les damnés

Dans les couloirs

Où l’on accourt entourés


De jupes et de piercings

Au beau milieu

Des fuites bling bling

Les mauvais singes de Dieu


Belle époque

Pas trop préhistorique

Germée des Pokémons

Et de l’histoire du fric


La vérité c’est pour demain

Depuis toujours

Alors allons y faire un tour

On ne ment jamais.






La nouvelle arche n’existe plus. Inutile de se maudire sans signer au moins un contrat absurde.









Cribas 17.09.2007




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