Respirer sa peau, mon tic de luxe... (Poème d'amour apolitique)




La tristesse ne doit pas se priver d'humour (l'humour c'est de l'amour facile?), sinon ce n'est plus de la tristesse, c'est au mieux de la colère, au pire de la haine...






Il n’a pas l’air bien

Peut-être qu’il va mourir ?

Il ne nous en dira rien

Il continue sa haine, à vrai dire


Il ne parle plus,

Il exige du monde entier

D’être entendu,

Vociférant sa honte d’être dernier.


Les premiers le calment

Les seconds passent

Le silence est une arme

Sur son cri qui lasse


Il se gausse il insulte

Ce n’est pas juste de sa faute

Un crâne d’œuf cuit sur le capot

Depuis qu’il exulte


Toutes ces brûlures

Ce sont les nôtres

C’est le manque d’air pur

Et la campagne des gauches


Je n’en veux à personne

Je suis ma propre honte

Ma vie monotone

Est un manque de refontes


Je ne suis pas très bien

Je vais mourir un jour

En attendant je tisse des liens

En rappelant l’amour


La politique c’est pathétique

Moi je préfère encore

La belle qui s’endort

Sur mes sentiments plastique


Ils n’ont pas l’air bien

Les grands hommes impuissants

A faire du pouvoir tout m'est rien

Lorsqu’elle m’agrippe en riant


Cette nuit elle a un peu la grippe

Dans mes bras son sourire

J’oublie le monde et la politique

Et l’Afrique et mes souvenirs


Je ne fais pas semblant

D’être autre chose

Qu’un homme en passant

Offre au moins une rose


C’est pour la juste cause

Pour l’évasion du mensonge

Parce qu’avec un peu de prose

On comprend ce qui les ronge…






Cribas 06.10.2007








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