Artiste de mes trois...blogs (Ma première personne à l'infini est une remise en quête personnelle.) (J.I 71)

     

(Lire vite. Texte à disparition programmée)







Lorsque j’ai ouvert mon premier blog, il y a deux ans, c’était parce que j’étais un génie.

Je l’ai continué, parce que j’étais poli.

Aujourd’hui j’ai encore un blog, parce que je ne sais plus très bien pourquoi.

L’ambition s’estompe avec l’âge qui prend de la graine en souriant de soi-même.

Ce n’est pas facile de savoir se moquer de soi lorsque ce chemin se parcourt seul.

Tout seul, je n’aurais pas réussi à rire de moi.

On m’a aidé, je peux le dire sans complexe aujourd’hui.

J’ai psychanalysé ma condition humaine, sans méthode et sans culture, sans Freud et ses habitudes.

Moi, je n’ai fait qu’écrire trois blogs.

Je commence à avoir honte d’écrire Moi. Je repense à Flaubert qui s’est acharné à laisser tomber la première personne dans le récit.

Madame Bovary !

Publicité pas forcément mensongère mais tout de même, en forme de procès.

C’est ce qu’on dit. Je n’ai pas su oublier ce qu’on dit.

Pour Moi c’était de la merde jusqu’à trente ans. Jusqu’à ce que je l’aie lu. J’ai honte.

Mais je l’ai lu. Et j’ai aimé.

Bien avant, pourtant, j’en avais aimé d’autres.

Va comprendre Charles toi, quand tu n’as que 11 ans, mis à part que c’est beau.

Les poètes du dix-neuvième siècle m’ont remis en vie en m’assassinant.

Et le pire, c’est que je suis incapable d’expliquer pourquoi.

Je suis resté sous le choc, en aspirant à mon propre avenir.

Je suis un jouisseur qui ne prend son pied qu’avec ses vers.

J’ai choisi d’être maudit au travers d’une adresse IP.

Mots dits, ça me va bien.

Je dis tout ce qui me va le plus mal.

J’aurais voulu être un arbitre, que je n’en serais pas devenu plus mauvais artiste.

J’aurai voulu être un débile, pour me mentir comme je songe aux autres.

Toute ma honte de moi est une signature précise.

Cribas machin. Cribas truc. Et enfin, Cribas 2007.

Et ça continue, et c’est con ténu encore et encore.

Lorsque j’ai ouvert mon premier blog, il y a deux ans, c’est parce que c’était maintenant.


Pardonnez mes absences, c’était de l’art !


Maintenant je suis intelligent. Sur mon prochain blog je ne parlerai plus de moi. Je ferai des brèves et des pas mûres, mais sur les autres en faisant semblant qu’il est de moi, cet esprit critique qui se copie uniformément.

J’y mettrai ma bouche dégoût personnelle, et vous applaudirez ma lucidité de porte d’entrée.

Bonjour madame !

Bonjour monsieur ! Alors ? Encore du courrier aujourd’hui ?


Lorsque j’ai ouvert mon premier blog, il y a deux ans et mes poussières dans les yeux, je ne savais pas que j’étais con.

Ça gratte.

J’écris.


J’y mettrai ma louche d’égout sur mon prochain blog. Je ferai semblant que c’est pas moi. Je sentirai le quartier. Vous en pincerez pour mon seigneur sur mon prochain bloc, même si les histoires d’en bas d’immeuble ne sont déjà plus à la mode en porte jarretelles


J’aurais préféré être un débile, parce que maintenant…je supporte mal l’idée d’être cinglé…


Pardonnez mon inconscience, c’est de l’art !








Cribas 07.10.2007

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