L'art vache et le prisonnier

                










La fosse modestie est emplie du purin de ma jeunesse. J’ai vieilli un peu durant ma dernière guerre roide et reine des cons où j’ai repoussé du nez l’équarrissage, involontaire mais obligatoire, du conditionnement humain.

Je suis aujourd’hui à plat mais bien préparé.

Je vais pouvoir en faire des tonnes, et avec un peu d’idéologie je monterai une société qui revend du compost en métronome des jardins fluviaux.

Il pleut dans le caniveau comme il est vil sûrement dans mon cœur, le petit bonhomme qui s’habitue à vivre par temps de symphonie.

La musique est écrite pour oublier le silence.

Dis, désigne moi mon urgence !

L’art fausse la modestie.

On est rarement ce qu’on entend paître de soi. Je crois que je me suis fait à l’idée d’en n’avoir rien à péter au plus haut des rumeurs.

Sournoise,

Ma folie des labeurs.

Et des laveurs de vitres, j’en connais plein vos mouchoirs.



On est souvent ce qu’on n’entend paître de soi.

Heureusement le rêve, celui qui nous endort, sous une couette où la vinasse ressemble en peu à peu à une baignoire de Champagne.

Les poubelles sont serties de capsules, ou de diamantaires débiles sortis tout droit de chez Channel.

Méfiant et musicien de mes larmes, je suis mon propre organiste de contrôle.

Je suis un passeur du temps solitaire et de l’amour en face.

Je ne prends pas cher lorsqu’on me paye en miroirs blessés.

Sept ans de crédit, c’est mieux qu’un Satan sans s’attendre à se pousser au crime.

Dernière injonction :

Vivre acide, ou comme fonction exagérément subliminale de la lucidité.




Cribas le 22.12.2007





Ajouter un commentaire

Le code HTML est affiché comme du texte et les adresses web sont automatiquement transformées.

Haut de page