Sauvagement conditionné (J.I 77)

                    








Ceci est un J.I. Un petit extrait que j’écris pour mes amies. Pour lui aussi. Oui mon pote je pense à toi aussi. Je suis vraiment triste. Je suis en train de vous décevoir je sais bien. JE c’était bien. Ça y est je suis tout courbaturé. C’est l’échec. C’est débattu ça y est je change. Je deviens une sorte de poubelle, comme les ordures qui ne me disent pas bonjour chaque matin en bas de chez nous.

J’ai tellement repoussé ce moment qu’il va nous agresser d’un coup d’un seul. Bien entendu je n’en suis pas que la première et seule victime.

Ça y est, moi aussi je sais que je suis con. Mais comme j’aime exploiter mes failles avec passion, moi je vais surtout être un sale connard.

C’est comme ça. L’idéalisme a ses raisons que la haine n’attend plus. Il faut courir plus vite que sa vie, alors je cours après moi, chétif.

L’âme j’ai essayé. Le cœur j’ai essayé. L’amour n’en parlons pas, j’en ai trop fait. La rage, elle m’a anéanti jusque dans mon courage le plus sûr.

Toutes les conditions sont assassines.

Je ne me laisserai pas mourir comme ça. Moi je veux me voir un jour sourire. Je ne mens pas !

Oh, je suis désolé, la montagne était si belle lorsqu’on se la regardait en face avec le sourire entre nous.  Ô comme j’ai honte de chuter, de dégringoler, de me ramasser comme un fuyard.

Oh, je vous ai tant aimés , à vous rapprocher de moi avec un grappin de folie.

C’est trop tard, nous étions tellement loin de nous, vous saviez.

Oui vous saviez !

Moi je vous jure, je ne savais pas.

C’est terrible de savoir, soudain. Ça rend pire vous ne pouvez pas l’imaginer !

Légos centrés, je  bâtissais déjà des tours hagardes. Moi, le rêve et l’imagination resteront ma passion, quoique vous en pensiez dans les traverses de nos gloires imitables.

Je me battrai seul. Vous n’êtes pas dignes de m’accompagner jusqu’au destin que je me suis fourni d’emblée, la gueule ouverte.

Je n’aime pas les déceptions qui prennent de la graine aux environs de vingt ans.

C’est mon pari, et c’est trop tard pour en revenir, pour me défiler devant l’avenir.

D’ailleurs l’avenir ce n’est rien. Je suis resté un rebelle écartelé, moi je ne joue pas avec le monde ou avec le temps en imaginant qu’il va m’en sortir des vers .

Je ne proie d’Aryen,  je ne ploie saurien vous êtes filmés, je ne voiturier,  mais j’ai eu la faiblesse de vous croire. Parfois, il est dommage de perdre son temps lorsqu’au fond de l’abri où l’on observe ses amis qui tremblent à l’idée de dégingander une grenade du bout des lèvres, ces derniers vous dévisagent avec la peur , d’un regard qui vous empêche de le décrire.

(Relire trois fois)

La condition d’un homme sauvage.

La connerie est toute ma nature humaine.

Je l’accepte, avant de me transformer en chien, en grenouille, en bénitier, en horreur sans nom, en limace, en libations exagérément, en limace avec de la bave sournoise génétiquement prouvée, en chat griffonné sur mon canapé à 15000 balles pour jouer (j’adore mon chat c’est quasiment un maître chez moi)…bref…de toutes les manières du monde je suis adorable depuis que je n’ignore plus qu’il soit possible que je ne sois qu’un con.

Mais moi je vous aime bien aussi…

 

 

 

 

 

Cribas 05.01.2008





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