Le caprice de l'idéal est indélébile (J.I 79)

                












A mesure de mes caprices

Mon œuvre pernicieuse

Tombait dans l’escarcelle

D’incisives et délicieuses déesses.


La poésie aux abords coupants

Laminait mes nuits

Telle une industrie sauvage

Installée sur les rives du Gange.

 

Plus de rêves possibles

Des reines à têtes de Ray-Ban

Dépassaient des immondices,

Les chevelures souillées.

 

J’ai survolé une dernière fois

Le chant des champs

Où tant de regards vers moi

Me repoussèrent plus haut dans le ciel.

 

Je fis le choix de m’en aller

Du monde

Ce jour où afin de m’envoler

J’accourus lourd, dans les bourbiers.

 

Mon décollage fut résiduel

Et les deux pieds dans la merde

J’y observai ma folie sentinelle

M’adresser ses adieux en l’air.

 

J’attends qu’elle revienne

Ou que je la rejoigne

Chaque matin je m’enferme

Et m’inonde de haine.

 

Sous la douche

Je me lave la nuit

Et me rince la bouche

Des sottes de minuit.

 

Mes sautes d’humeur

Mes caprices

Font montre d’horreur

Et d’autres artifices.

 

La poésie aux abords coupants

Lamina mes nuits

Et tel cloaque insignifiant

Et tel désir enfoui.

 

Plus de rêves possibles

Mon œuvre filandreuse

A rejoint la cible

Sans nos flèches furieuses.

 

La folie de l’amour

Ce n’est pas pour tout le monde

Je regarde tout autour

De ma solitude comme un fou.

 

Furieux…

 

 

 

 

 

Cribas 14.01.2008









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