Plombés par le bas...de laine (No fritures)

          




Ils ne s’envolent plus

Ils sont terre à terre

La poésie est ce qui suppure

Alors on ferme la mer

 

Le danger n’est plus

Ni la peur des galères

Et ils enfoncent leur mue

Dans un mensonge amer

 

L’amour au grand jour

Ça sauvera l’immeuble

Et la vie pour toujours

Imagera le grand fleuve

 

Mais il y a les rats d’eau

Ces congénères sauvages

Qui ne dansent dans les flots

Qu’à moitié noyés par les âges

 

Et ils parlent encore

Non ce n’est pas de l’histoire

Ils racontent un peu la vase

L’humanité à la torche

 

Ils ne voient plus rien

Ils se sentent trop éclair

C’est juste un temps de chien

A la bougie de l’enfer

 

S’aimer dans le cou

Est-ce un flop ou un baiser ?

Et nos jours un peu fous

Sont-ils prêts à nous briser ?

 

Je ne vois pas plus loin

Ni mes yeux d’ailleurs

Je rêve d’un recoin

Où mon regard serait tailleur.

 

Je décolle les étiquettes

Ma génération doit s’envoler.

 

 

 

Cribas 12.12.2009





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