No Facebook ou L'art de survivre à son anonymat

           





Etrangers sous les cathédrales

Etranges dans les cimetières

Archanges à l’heure des prières

Les gens seuls en font tout un drame

 

Ma solitude est devenue un royaume

La mort y entre et en sort

La vie, aussi bienvenue qu’un psaume.

Je regarde ailleurs, dehors.

 

Debout sur la frange

Je ne sais plus être inquiet

Je souffle dans mes manches

Hiver comme été.

 

Etre un ange sous les cathédrales,

Démangeaisons de cimetières,

L’art change l’heure des prières

Nos impossibles cataractes.

 

Etranges pas sous les médailles

Les soldats des hurlements

N’enfreignent pas le règlement

Selon lequel le silence est sur la paille

 

Les anges aux vitraux des cathédrales

Et les moins que monuments

N’obtiendront jamais qu’un long râle

De leurs dialogues dans le vent

 

Etrange en mon pays

Je regagne la nuit, l’eau de la terre

Je suis mieux dans les vieux puits

Qu’on abandonne à la misère.

 

Et je bois sans risque

La lie du courage

Des générations en frises

Apprises dans la marge.

 

Parmi les fantômes guéris

Je me sens l’étranger à la page

Et au fond même si j’en ris

Eux se ravissent de ma rage…

 

 

 

 

Cribas  16.12.2009





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