Quelques miettes dans sa toile de secours

    






A la traversée des déserts

Au croisement de ses rêves

Elle a soudoyé un nuage

Afin qu’il lui montre l’enfer.

Un pied dans l’ombre

Un autre étiré par les rayons du soleil

Ni chaud ni froid

Et pourtant écartelée entre les pareils.

Au carrefour des choix impossibles

Elle a d’abord souri

Puis elle a ri à chaudes larmes

En découvrant qu’elle n’atteindrait jamais de cible.

Tant de directions

De chemins à prendre en façonnant ses armes.

Affublée d’un simple bouclier qui lui plissait les paupières

Elle avancerait donc au pas de l’ouïe.

Puisqu’elle était repoussée par les rais blessants de la lumière

Elle porterait sa vie de biais

Elle compterait sur son âme

La divisant pour mieux l’araignée.

 

Au croisement de ses rêves

Elle s’est d’abord assise sur la dune

Avant de filer dans la plaine nue

Vers ce bonheur où l’on crève.

 

Choix judicieux que celui de la pente aigre-douce

Car cette vanité mortifère mais doucereuse

Lui rappellera souvent jusqu’au bout de sa course

Qu’avec trop d’élan la vitesse est bien malheureuse

 

Elle est passée dans l’autre monde

Celui des bla-bla et des petits fours

Sans se brûler ni s’encrasser les ailes.

Elle en sourit encore

Puis elle rit à chaudes larmes

Quand elle écrase dans sa poche

Une gaufrette à la vanille.

Elle s’arrête parfois sous le même porche

Ferme les yeux

Et sent sur ses épaules son anorak froissé.


LIEN BONUS

 

 

Cribas 15.09.2011

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