Sensation #7 (Epitaphe)

            




Je ne regarde plus le temps qui passe

Je l’entends qui siffle

Je n’ai plus rien à ruminer

Le bruit, les cris, la lumière, tout me dépasse

Même plus un coin de vase d’où respirer avec une paille

J’entends hurler le vide

Il me tire violemment vers le bord de la falaise

Ne reste qu’une traînée clairsemée de mes lambeaux de chair

Qui s’effacera bientôt dans le sillage des vautours et des corbeaux.

Je ne flâne plus aux temps qui traînent

J’entends que chaque pont, chaque route, chaque voie

Craque sous le moindre de mes pas

J’entends le dernier coup de marteau avant la nuit éternelle

Sur le clou qui enfonce l’ultime lueur

Je tends mes bras vers la planche de salut

Je me débats dans le vide une fois de plus

Je meurs vivant.

 

 

Cribas 18.11.2011



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