Solitude

         





N’était-ce qu’un chant au loin ?

Comme le souffle des sirènes sur la nuque d’un pirate

N’était-ce qu’un rêve transporté mille fois

Et qui a fini par s’user ?

Qu’opposes-tu à ton échec

Toi qui as fui le combat

Toi qui tournes le dos au moindre but ?

S’agit-il de dire

Moi j’ai vu

Moi je sais

Ils écoutaient hurler les loups

Alors que j’entendais la lune ?

Qu’as-tu fait de toi pour n’être plus qu’un tas de cendre lorsque le soleil enfonce la porte ?

Comment ce tumulte a-t-il surligné ta discrétion ?

Est-ce la pression des cimes, le vide silencieux des montagnes désertes ?

N’était-ce qu’un chant au loin ?

Pourquoi cette direction ?

Sauras-tu redescendre, auras-tu seulement la force de te retourner ?

Et parviendras-tu à convaincre le vertige de t’abandonner ?

Ce n’était qu’un chant au loin

Cela reste la plus douce des musiques

Transporte encore mille fois ton rêve

Peut-être un peu plus

Tu ne résisteras plus maintenant aux bruits qui t’attendent en bas.

 

 

Cribas 19.11.2011

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