Néonatologie de la poésie OU Les mortels face aux poètes mortels

               




Leur culture n’est qu’un étendard

En feu

Qu’ils agitent afin de mieux se signaler

Ignorants

Qui ainsi consument tout ce qu’ils touchent.

Ce qu’ils ont appris hier

Ils l’érigent en leçons de vie

Pour les autres.

Ils n’apprennent pas les lendemains

Sans cesse ils se contemplent,

Réfractaires à toute imagination.

Et sur les enclumes du passé

Battant le fer machinal

Ils admirent leur bonne étoile tel un reflet sur la rouille.

Les mots naissent

Les mots meurent

Les mortels, souvent, tressent leur passé inconnu

Comme pour nier cette bataille perdue d’avance

Et des tombes alors, s’exfiltreront les mots nés

Pour d’autres morts naissants.

 

 

 

Cribas 07.12.2011

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