La flèche du Parthe ( stratégie_7 repli_3 plan n=°6) (OFF #4)

               

               




Tu vois cette fois je ne commence pas par je même s’il n’y a aucun rôle que tu ne puisses jouer dans ces conditions  tu sais bien que tu n’as jamais existé et ne t’en relèveras pas ça se sent dans tout ce que tu es dans chacun de tes mots il y a l’absurde du manque profond de lucidité et ce n’est pas une gloire que de s’en vanter lorsqu’amèrement on en fait le constat et qu’il est trop tard pour pleurer car il ne suffit pas de voguer pour éteindre la colère et la rage ne se masque pas sous des filets de bave quand il t’est impossible de déglutir en silence on les entend de si loin les mouches que tu tentes de ravaler sans cesse et qui trépignent au fond de ta gorge en attendant que la porte s’ouvre car point de retour n’est possible et tes insectes se bousculent et se cognent à faire enfler ta haine comme une grosseur devient tumeur mais tu vis avec ça et il est devenu si rare que cela ne t’empêche pas de discerner les mains tendues parmi les poignards aux ongles acérés et les sabres prêts à bondir en glissant de leur fourreau avec le son parfait du scintillement oui la température peut être une couleur le chant une vision il y a encore tant de choses qui n’ont pas été excavées de ton ventre à commencer par le cri le plus simple qui s’il ne vient pas chez un Homme du genre féminin finira par pousser à la faute d’amour ou à la sourde colère la plus tigresse amazone tout comme la plus pauvresse sorcière avec la force du rebond sur les murs du silence et c’est en pensant à ton sort que j’écris ces quelques lignes car non auparavant je ne t’ai jamais visée tout ça c’est dans ta tête tu dis toujours « fuir » tu dis toujours « fuir » tu n’as pour seul horizon que celui des vaincus et te rêves en secret être une abattue de race supérieure ainsi tu n’oublies pas de préciser à l’envi que tu n’es rien d’autre qu’une bille cabossée de partout dévalant la pente des chimères existentielles alors que tu portes des chapeaux étranges pour te faire remarquer un peu comme ces artistes qui déambulent avec de l’amour plein les vertèbres et font penser à des gorilles cherchant leurs mots pour s’adresser à une populace de sous-chimpanzés c’est quand tu dis toujours « fuir » quand tu dis toujours « fuir » que je comprends que tu as décrété que ta fuite devait être universelle puisque pour une fois tu comprenais quelque chose à la dérouillée que t’infligeait la vie et je pourrais dès lors avoir de la compassion si comme toi je n’avais connu qu’une seule fréquence d’écoute et de réception mais vois-tu il n’y a rien d’exceptionnel dans le fait de trouver un ami qui entende la solitude et tu n’as rien de bien particulier à m’en vouloir de ne pas me faufiler entre tes cuisses tout comme je m’accorde à reconnaître qu’il n’y a rien de grandeur dans ce que je suis en train de livrer sur un blog semi-public  où je perçois déjà le flux rss précautionneux de ta connexion forcée tenter d’approcher avec les mimiques fébriles de ton existence de chair à pas de louve et déjà je m’en veux de ne pas en avoir dit assez tout en me satisfaisant de ne pas en avoir trop dit car j’espère secrètement que ce texte en raconte moins sur toi que sur la pauvreté trop fréquente de nos relations à tous lorsqu’on les expose bêtement à la sournoiserie possible d’une sphère encore par trop souvent pensée comme étant uniquement virtuelle.

 

 

Que tout ceci soit lu commettant, inspiré de faits réels, car nous tous, (me semble-t-il, je crois, peut-être, si ça se trouve) avons certainement un jour, ou sommes en passe de l’être, été pris au piège de cet inextricable amas de nœuds sans fins que sont les relations qui, d’abord construites sur du virtuel puis posées dans le réel, retournent à leur état naturel, c'est-à-dire juste un peu avant (sensation d’infini non ?).

 

 

Ah, j’allais oublier, il est fortement conseillé, maintenant, de s’offusquer en hurlant :  « Non mais quel salaud ! »

Ça défoule.

 

 

 

 

Cribas 06.03.2012


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