Version audio amateur (Ajout du 04.02.2007)

(Mélodie empruntée à Daniel Balavoine)



Je réduirai le monde à sa plus simple expression. Avec un peu de courage, je rirai des larmes de la médiocrité pour ne pas finir, tordu par le cou, à la grille de mon jardin sans printemps. J’aurai la mort au poignet comme une montre sans hémisphère. Je boirai la tasse, mais avant, je les noierai tous. Je serai le chien en vie qui refuse leurs restes, pour sauver un peu plus mes os à déterrer. Je boirai avec bonheur, même encombré, toutes leurs soupes au lait. Avec un peu d’insistance, je serai mon roi et je dépasserai les saisons mornes de mon temps. Je m’inventerai mes étés.
Je ne crois en rien, mais j’y croirai. Et devenir, disgracié par les vers, quelqu’un de bien, pour eux, juste avant la fin. Je ne tuerai point. Ainsi, mon point final deviendra le meurtre au flegme sans principe.
La bêtise est une horreur. La connerie, son infolie en bandoulière. J’aurai de toutes mes forces, le ton haut au-dessus de mes autres riverains.
Jusqu’à la fin je me sentirai le stupide, et ils me le feront savoir, pour m’aider enfin à mourir.
Je les ignorerai, afin de me rester à tout jamais.
Je me grignoterai pour m’amuser de leur sale gueule amusée, enfin libéré.

Le feu de mes armes deviendra réalité. Je n’ai plus rien à perdre. Toute ma vengeance à gagner !

Je serai devant la gare un jour, au risque de me faire embarquer. Et je ne te toucherai pas au poignet !


Cribas 12.04.2006