Mlle,

 

Je vous écris ici une petite lettre que je relirai à partir de la dernière lettre. Je vous aime je crois, enfin j’essaye de m’y faire, en cet instant où j’y crois. Je ne vous poserai pas la question qu’il y a dans « je t’aime ». Je préfère ne pas entendre les réponses connues aux questions que je me pose.

Vous allez encore vous énerver ! Je parle trop souvent de vous ici.

D’abord sachez- le tout de suite, si je parle encore de vous, c’est avant tout que je vous déteste encore.

En fait non, je ne vous déteste pas, j’ai mes humeurs, un peu comme vous.

J’aime bien vous dire vous, ça fait plus respectueux de ce que j’ai toujours respecté en vous.

Donc t’es conne c’est vrai, mais pas plus que je ne suis un connard, alors ça compense la balance qui triche.

On se balance de branche en branche en parcourant nos vies, et on triche un peu avant la fin du parcours.

Quoi de neuf ? Toujours ta vie de salon ?

Je te vouvoie, ça fait bien d’être amoureux dans la noblesse de cœur.

 

Je comprends votre colère, Mlle. Il est vrai que lorsque moi-même je suis en colère, je suis capable d’envoyer des assiettes en l’air et de finir de me défouler sur une chaise de qualité Ikéa.

Vous remarquerez que je fais défaut aux clichés. Je suis un homme et je casse quand même des assiettes.

Vous remarquerez aussi que votre idée de nous installer dans un mobilier Ikéa n’était pas une bonne idée. C’est fragile les meubles en « elle me quitte ».

Mais si c’est tout ce que vous me demandiez, alors d’accord je me fais sur le champ menuisier.

Ma colère vous a-t-elle effrayé ?

J’ai tendance en effet, à être rugueux. On préfère me quitter avec le sourire. Mais savez-vous que moi je sais aussi regarder ce que je vois ? Le sourire que vous me tendiez était plus qu’une insulte. Je déteste qu’on ait peur de moi.

Ça m’énerve quand je vois un sourire de peur. Et quand je suis énervé, ça m’énerve qu’on m’énerve !

Alors oui, je casse un peu tout ce que je trouve sous la main.

Ma colère vous a-t-elle effrayé ?

Vous savez Mlle, à mon jeune âge pourtant, il m’en faut pour que je m’énerve à ce point de fendre.

De toutes façons cette chaise en bois, j’allais la brûler au feu de bois et de cheminée, car c’était l’hiver à commencer.

Donc je ne regrette rien, vous vous en doutiez.

Mlle, je sens que vous allez m’en vouloir de profiter ainsi de vous pour quelques mots de plus ici. Je vous comprendrai, je comprends.

Vous savez bien que je me mens dans l’écriture de ce blog, et que c’est tout ce qu’il me reste comme amusement.

C’est vrai, je ne sais pas m’amuser. M’amuser souvent, ça me fait chier, et je pris votre occurrence de le comprendre un instant.

On se muse comme on peut. Vous étiez là, et nos ruses se comprenaient un peu.

Je t’aime un peu plus que d’habitude aussi pour cela.

Mais comme « on aime » n’est plus un secret, tu m’énerves !

J’espère ici te faire sourire un peu quand même… J’aime bien quand tu t’énerves en me souriant, si je ne suis pas déjà énervé, soi dit en passant.

Je n’aime pas quand vous souriez, alors que je suis énervé, Mlle !

Mais à force de comprendre ma rage, non pas de vivre mais d’être en vie, je comprends votre colère.

Alors pour faire bien, et en tentant de vous faire sourire, Mlle, j’ai composé sur mon blog, ce délicieux petit poème, juste pour vous, juste pour toi…

 

 

Il y a de l’amour dans l’air tu sais

Sans ta compagnie qui me gaze

J’ai dû mettre un pansement là où tu sais

Tu me manques sur ma table rase.

 

Et puis je devrais parler de sentiments

De ces rêves sur mes insomnies

De cette vie sans toi au milieu de ma nuit

De mes cauchemardesques romans.

 

Il y a de l’eau sur ma table rase tu sais

J’ai tout lessivé comme tu m’as dit

Mais ça râpe encore sous ma paume délaissée

J’aimerais bien que tu me donnes ton avis.

 

Je n’ai pas le courage de faire le ménage avec toi.

Je n’ai pas envie de te nettoyer

Et en restant le même, un homme sans toi ni lois,

J’ai l’amour en manque de te choyer !

 

J’espère avoir les moyens

Mon amour de te tenir en vie avec moi

Un jour on sortira le chien

Avec pour en rire nos tenues filées dans la soie !

 

 

Alors pour bien faire, j’aimerais te faire sourire, Mlle. Je n’ai pas une thune selon les dires de ma photo, mais ça viendra si pour toi, je me fais macro.

Alors pour bien me faire roi, j’aimerais que tu repenses à nos accrocs,

J’aimerais que tu aimes, à tout bout de champs d’abord, ta terrible chaux !

 

Il y a de l’amour dans l’air tu sais

Sans ta compagnie qui me gaze

J’ai dû mettre un pansement là où tu sais

Tu me manques sur ma table rase.

 

Il y a de l’amant dans l’air tu sais

Sans ta compagnie d’intérieur

Je garde une petite case sur mon cœur

Juste pour toi en mon déflecteur racé !

 

Alors pour bien faire j’aimerais te faire sourire

Mlle a connu mon erreur

Je vous salue ma belle et j’enterre mon fou rire

Si sur votre front je reste en sueur !

 

Je n’ai pas le courage de faire le ménage avec doigté

Je n’ai pas envie de toi

J’ai juste envie de toi

Lorsque tu me sommes d’être sans gage avec ta fermeté !

 

Il y a de l’amour dans l’air tu sais

Sans ta compagnie qui me gaze

J’ai dû mettre un pansement là où tu sais

Tu me manques sur ma table rase.

 

Alors pour bien faire, Mlle, j’aimerais te faire souffrir, et en même temps que moi, qu’on apprenne ensemble à grandir…

 

J’aime bien ton sourire ma chérie,

Pas trop ta voix sur le répondeur

J’aime mieux t’entendre par cœur

Pas trop tes simagrées sur nos envies !

 

J’aimerais que tu te calmes

Que tu prennes un ton sans victoire

Et moi avec mes palmes

J’apprendrais à te connaître dans le noir !

 

Il y a de l’amour dans l’air tu sais

Sans ta compagnie qui me gaze

Je garde une case juste pour toi

Un silence à combler pour le cas où…

 

Bon maintenant tu la fermes

Et tu m’aimes encore

Tu reviens comme je t’aime

Et tu m’aimes encore !!!

 

 

 

 

 

Cribas 11.11.2006