Musique empruntée à Antonin Dvorak. (9ème symphonie-Scherzo)




Lorsque la plume exposée aux temps qui passent

Ressemble à une météo unique sur le cœur,

Toujours le  poète finit dans le sang et la crasse

Que l’orage écarte vers l’arbre des douleurs.


D’un revers de ses branches fatiguées et tombantes

Le poète gronde des mots pleins d’ombres.

Tentant d’essouffler le temps et le vent sur ses tempes

Le poète ne comble pas l’homme de cendres.


Et l’homme et le poète désirent apprendre à parler

Mais leur parole est comme un bocal de verre

Réfugié dans le ventre d’un poisson marteau à briser.

Les mots sondent la lune, les yeux pleins de terre.


L’homme se retrouve bientôt dans l’enfer du poète

Et le poète dEsAsSeMbLé, dans la main de l’homme.

Et pour l’un, ou pour l’autre, c’est bien fait pour sa pomme.

Il y a tant de choses à voir si on sort de sa tête.



Cribas 18.03.2007