Texte écrit et dit par
Mathuzalette et Cribas

Musique empruntée à Arthur Rubinstein (Polonaise-Fantaisie op 61 Chopin)


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Il est bourré le Bakka

Il s’éclaire dans le noir

La cinquante et unième clope de la journée.



Obstiné, entêté, enfermé,

Il s'efface dans l'ivresse,

Il s'emmure de fumée.



C’est ce qui l’a sans cesse désespérée !

J’ai fou, sur mon cœur insolite.



Fou de peur, fou de rage, fou d'amour.



Je bois,

A la lueur de ce qui m’abrite.



Tu fuis.



Il est fou le Bakka



Fou de peur, fou de rage, fou d'amour.

Fou de quel roi ?



Mais c’est ce qui l’insiste !

Voir plus loin, ce qui le désiste,

Sans lumière, au bout du couloir,

Et sans cesse, courir afin de s’asseoir !



Tu fuis.



Il est fou le Bakka,

Il se terre, même dans le noir.



Fou de peur, fou de rage, fou d'amour.

Fou du roi, de quel droit ?



La cinquante et unième heure

De ces deux journées où il cueillait des fleurs !

Il est fou, dans son cœur apatride !



Fou de peur, fou de rage, fou d'amour.

Fou au roi.

Échec et mat.



Il boit,

Dans la sueur de ce qui l’insiste.



Tu fuis.



Deux jours de labeur,

Et toujours pas d’amour.



Tu fuis ta peur, ta rage, tes amours.



Il est fou le Bakka

Mais il a osé

La cinquante et unième clope de la journée !



Écarte les voiles de tes fumées.

Regarde-toi.

Le fou a renversé le roi.

Le fou est roi.






Mathuzalette e
t Cribas 2005