Du bilboquet à la console de jeux vidéos
Par Cribas le vendredi 20 avril 2007, 15:30 - Cribas 2007 - Lien permanent
Je suis impatient de vous connaître, mais je ne crois pas en dieu. Pouvons-nous
nous rencontrer rapidement ?
Demain est un autre jour. Alors pourquoi continuer à le dire ? Si c’était
vrai, on y serait déjà.
J’ai tout lu de Cioran. Je trouve vraiment qu’il exagère !
Ah bon ? On s’en rend compte à quel moment ?
Un ami me disait qu’en rentrant d’un repas fait chez sa mère, il avait toujours
envie de faire l’amour à sa femme.
Je lui ai alors demandé pourquoi il ne la quittait pas.
Qui, ma femme ?
Dans sa question il y avait un terrible aveu.
Un autre ami, alcoolique et drogué, finissait toujours la soirée en me
disant : « J’ai envie de mourir ! »
Je crois que nous l’avons tous remarqué, mais je préfère en reparler demain.
Un jeune homme à qui sa petite amie disait : « Je t’aime. » lui
demanda : « Pourquoi tu m’aimes ? »
Elle répondit : « Et toi, pourquoi tu ne m’aimes pas ?! »
« Parce que j’ai perdu l’habitude de parler pour ne rien dire. »
Un vieil homme me disait un jour, au beau milieu d’une discussion de
politesses : « Jeune homme, il ne faut jamais faire deux fois les
mêmes erreurs ! »
Je lui rétorquai que c’était en général ce qu’on déblatérait, une fois qu’on n’avait plus beaucoup de temps pour en faire.
Une femme qui voulait continuer à être amoureuse de moi me dit un jour :
« Tu grossis ! »
Il est vrai que j’aurais dû la prévenir.
« Je ne suis pas d’accord avec vous, mais je ferai tout pour que vous
puissiez le dire ! »
Vous ne devriez pas, car moi, je ne serai jamais d’accord avec vous.
Un jeune garçon demandait à sa mère : « Dis maman, c’est quoi
l’amour ? »
« L’amour, c’est toi. Ton père et moi nous nous sommes aimés, et tu es là. »
« Alors pourquoi tu dis toujours que l’amour c’est ce qu’il y a de plus beau ? »
La mort existe, au même titre que la vie. Mais seulement lorsque j’observe le
cimetière du Père Lachaise en même temps que celui du petit village où j’ai
passé mon enfance.
Lorsque je croise un regard dans la rue, j’ai parfois l’impression d’être un
éléphant, d’autres fois je me ressens comme un rat. Tout cela ne dépend donc
pas de moi.
L’histoire est une mémoire collective. J’ai un peu honte d’avoir tout
oublié.
Pourquoi, pour un homme, il est rare qu’un beau-frère soit à la hauteur de
sa sœur ?
Parce que l’homme admire !
Pourquoi, pour une femme, il est rare qu’une belle-sœur soit à la hauteur de son frère ?
Parce que la femme envie !
Un jeune garçon demandait à son père : « Dis papa, c’est quoi
l’amour ? »
« L’amour ? C’est quand un homme se laisse choisir par une femme. »
« Alors pourquoi tu dis toujours que l’amour c’est n’importe quoi ? »
« Parce ce que l’amour ne me laisse pas le choix… »
Un jeune père demandait à son petit garçon : « Dis mon fils, pourquoi
les enfants ça pose des questions cons ? »
« Parce que, Papa, ce sont les seules questions qui rappellent aux parents que les enfants sont des rois ! »
« Oui bon, t’as fait tes devoirs ? T’as mangé ta soupe ? T’as été gentil avec ta sœur ? T’as été un bon petit aujourd’hui ? T’as rangé ta chambre ? »
« Oui Papa ! Et toi ? T’as fait quoi aujourd’hui ? »
J’ai écrit tout ce que je n’oserai jamais te dire…
Cribas 20.04.2007


Commentaires
Et ça t'a fait du bien ???
J'ignore la réponse à cette question... Désolé...
Un cocktail d'aphorismes au vitriol avec un trait de sirop de canne , s'il vous plaît !...enfin... juste un trait !!
Un peu dramatique les questions posées à l'enfant , c'est vrai , ça ne donne pas envie de retourner au bilboquet !! Il n'y a que les enfants pour poser des questions sérieuses...
J'aime bien la réponse faite à un vieil homme !...
File dans ta chambre...sale gosse!!!
:)
Un morceau d'anthologie aigre-doux à savourer à tout heure ;)
...avec ou sans (o)e(ufs)