UHP-Gribouilleur de rêves (Poésiphonie)
Par Cribas le mardi 31 juillet 2007, 15:36 - POESIPHONIES - Lien permanent
Texte écrit et dit par Cribas.
Toutes les versions audio de la catégorie
« Poésiphonie » sont disponibles à l’écoute en annexe du billet.
(Voir bas de page, avant les commentaires.)
Mélodie empruntée au groupe La
Tordue. "La petite valse" & "La valse petite".
J’ai fait offense au bruit
Un instant dans le silence
Et me bardant de sa nuit
J’ai décomposé ma
mécréance
J’ai composé ce poème
En éteignant tous les sons
La radio et le teint blême
Des fenêtres
pleines d’actions.
J’ai écouté le temps
Qui me narguait de sa puissance
J’ai prostré le vent
Essoufflé ses
véhémences.
Avale un ou deux poissons
Crûment tu verras
Qu’en gommant tes raisons
Le ciel existe en
bas.
On observe le temps
Simplement en écoutant
Chanter sur les rideaux
Ses mouches
prisonnières
On grimpe à la liberté
Les pattes comme des antennes
Brisées.
Trinque avec les
étangs !
Si un chat s’y noie
Siffle une poule d’eau
Et tends un ragondin
Aux nénuphars
défunts
Avale un ou deux poissons
Crûment tu verras
Qu’en gommant tes raisons
Le ciel existe en bas...
...
J’ai ouvert la fenêtre
Ça sentait moins le brûlé
J’ai appelé, chanté, hurlé
La friture était
prête.
Tout était plus beau
Comme des comptes grimés
Magicien tel un chapeau
J’ai tiré un
nouvel essai.
Gribouilleur de rêves
En attendant la lumière
Je continuais ma guerre
En songeant à la
trêve.
Avale un ou deux poisons
Dûment tu verras
Qu’en rognant les saisons
Le ciel existe en bas.
Cribas 31.07.2007


Commentaires
La dernière friture est dure à avaler... ;)
Mais comment fait-il .....
Quelle idée de génie , cette valse qui repart à l'envers , ou serait-ce à l'endroit ? au moment où la fenêtre s'ouvre ...Jai beau lire sans les yeux , écouter sans le son , ce texte file , file , et pourtant j'ai envie de rester tapie dans chaque fossé entre les strophes , pour laisser aller au bout les rêveries , " prostré le vent , essoufflé sa véhémence"...des sushis ;-) avale , avale , digère , et le ciel te le rendra , pourquoi pas ici bas ? le paradis ne serait pas là où l'on croit ??
J'ai découvert ce blog au hasard de mes errances dans la blogosphère . Je n'ai jamais laissé un petit mot parce que je connais mal ce monde virtuel .
Là ! j'ai été touchée par ces mots accompagnés par cette musique qui leur va si bien . J'aime ce groupe et cette attirance fait de moi une sorte d'OVNI du paysage musical actuel !
Je suis "confortée" dans mes choix qui ne sont pas si nuls finalement !
Quoique tu en dises my friend..et ne t'en déplaise...écouter ce poème comme on écoute Ruquier le samedi soir ...ce serait commme boire un Dom Pérignon en étant déjà bourré...ou sentir Chanel N°5 au milieu d'une station d'épuration ...ou encore déguster un met délicat avec des couverts rouillés.
Il faut parfois (souvent) savoir patienter et trouver le moment opportun pour mieux apprécier ;) si l'on ne veut pas regretter d'être "passé à côté"...
Ce soir j'ai pris le mauvais chemin ...mais demain je compte bien faire demi-tour ;)
L'adepte du sushi que je suis vient de retrouver le bon chemin ...et apprécie le ciel sous ses pieds où flottent tes nuages ;)
cribas j'ai un truc à te proposer. Ce qui serait génial, c'est que tu invites un de tes amis à illustrer visuellement ce très beau texte sur son site. Ainsi, il apparaitrait dans la farandole tout en nous invitant à découvrir un nouveau blogueur talentueux. Et puis ce serait beau aussi d'arriver à deux pour parler de la solitude... Qu'en penses-tu ?
L'idée m'est venue en te lisant parce que j'ai pensé à la photo de canicule :
http://canicule-canicule.blogspot.c...
Ce texte-là, dans l'immédiat ce sera difficile je pense.
Mais je te laisse découvrir le blog 74o47 (blog d'une amie talentueuse) et ce texte-ci traitant aussi de la solitude, et illustré avec talent...
Sinon, je me demande aussi pourquoi on parle le plus souvent de "lire mon texte" lorsqu'il s'agit de poésiphonies.
Je t'avoue que c'est blessant. Ne pourrait-on pas dire plutôt: "J'ai écouté ce texte"?
Je dis cela sans animosité, c'est un ressenti.
Tout est lecture. Les oreilles lisent dès qu'elles écoutent au lieu d'entendre. Les musiciens lisent avec les oreilles sais-tu?
Et le texte, c'est une source.
Et plonger ses oreilles dans la rivière, ça fait le plus grand bien. sourires
Je n'ai pas encore regardé tes liens, je le ferai mais tu sais je n'ai rien à choisir. Au contraire! Chaque billet des farandoleurs est une surprise magnifique dont je ne veux me priver! Proposez-nous tous les deux votre pas de danse!
Bien entendu c'était hors de question...Je ne savais toujours pas danser.
(Note du 21.07.2008)