(Musique extraite d'un titre de "Pink Floyd", décomposée par Cribas)





Parce que déjà, je suis usé plus que jamais. Parce que toujours, je n’ai été que ma propre rencontre effarée.

On ne chasse pas ses démons, on les élimine.

Mes démons sont élimés, mais depuis toujours sont déjà là.

On n’écrit pas sur ses démons, on les efface.

On ne crie pas devant son miroir, on se fait face.

Et pourtant…

Nos yeux sanglants n’ont pas de temps à perdre, ni d’origines dont se repaître, dans le fond.

L’image renvoyée est une circonstance atténuante, mais à ternir.

A partir de maintenant.

C’est bien beau le soleil et toutes ces conneries

J’ai des nuages en ribambelles

Qui ne demandent qu’à évanouir l’ombre de la folie.

Depuis avant-hier.

Lorsqu’il faisait à peu de chose près, beau comme une naissance.

On ne vole pas son âme,

Demain elle sera numériquement signée

Et le cœur, comme dans les gares,

Équipé de postillon magnétique.

On ne crache pas sur son âme

Ni sur celle de l’autre,

C’est sanctionné par un long bip

Qui attire le regard des cœurs serrés.

Parce que jamais, je n’ai déjà été plus usé que pour toujours,

Ma propre rencontre est fardée

Du carnaval oublié de l’imaginaire,

Ainsi tous mes souvenirs sont lardés

De la grisaille et des fausses gouaches.

On ne hurle pas sur le dément, on le terrasse.

Des marches mécaniques

Tout au long des années

Qui ne rassemblent mais se suivent

Parce que nos sommes usées.

Tout au long des armées

Qui se réinsèrent insidieusement

J’ai des incidences cérébrales

Sur mon cœur de plus en plus fané.

Parce que déjà, je suis usé depuis toujours, par ma propre rencontre effarée.






Cribas 25.09.2007