Conclusion
Par Cribas le dimanche 14 octobre 2007, 01:08 - Cribas 2007 - Lien permanent
La plupart des visiteurs de ce blog savent que depuis qu'il est ouvert, sa
vocation première était de fermer le plus rapidement possible. Je ne leur
ai jamais dit expressément, mais ils le savaient. Tout débute parce que
personne n’ignore que tout a une fin, dans le fond sinon on ne commencerait
jamais rien. L’ennui et la routine sont une angoisse persuasive. Cribas le
poète, ça ne m’amuse plus. Nous y sommes, ou plutôt, voilà j’y suis.
Je n’ai jamais écrit dans le but de faire un blog, non, moi j’ai choisi un jour de devenir poète parce qu’il fallait bien que je trouve un exutoire à mon besoin irrémédiable de hurler.
Je voulais devenir une belle image qu’on se refile sous le pupitre lorsque le maître a le dos tourné. J’ai échoué. Nous sommes au début du vingt et unième siècle. Les pupitres ça n’existe plus.
L’enfance ça va, les pitres, bonjour les dégâts !
La couleur du ciel moi je l’ai seulement imaginée. La grisaille des nuages moi je l’ai seulement combattue. En vain.
Mes peintures sont à l’eau, comme mes rêves m’ont noyés sans parvenir à me maintenir accroché à une vague, pour faire semblant de survivre.
Je me souhaite bon débarras, je ne suis pas inquiet.
J’ai souvent pensé que la victoire était une défaite. Aujourd’hui je ne pense plus. La seule victoire ou la seule défaite qu’il me restera peut-être, sera de contempler, non sans railleries silencieuses, les médiocres qui jouissent d’un monde qui est fait pour eux.
Et gris.
J’ai pris rendez-vous, il y a bien longtemps maintenant, avec moi-même.
L’heure du rencard a sonné.
Personne.
Je n’ai plus qu’à contempler le temps qui est passé, et celui qui me dépassera.
Moi je reste là, entre les deux, immobile et mort trop fort en attendant.
Dans le silence.
J’ai tenté de vous aimer, tout autant que vos futes, finiront par se regarder le nombril sans se cacher. Ce fut une mortelle erreur. On ne devrait jamais aimer parce qu’on manque d’amour, mais seulement parce qu’on croit savoir ce que c’est que l’amour.
Moi je ne crois rien savoir, -d’autres diront que ce que je voulais écrire c’était plutôt : «Moi je crois ne rien savoir,… » mais c’est faux, je ne suis pas dyslexique- jamais, mais je l’ai toujours dit. J’imagine que c’est de la haine.
J’ai pris rendez-vous avec la hargne. Quand ? Je ne sais pas. Mais je reconnais aujourd’hui l’année, le mois, le jour, l’heure à la seconde, de notre premier et unique rendez-vous.
C’est dans quelques jours, vers trente trois ans, que Cribas s’est toujours dû de mettre un terme à son ambition solitaire et massacrante.
Je me demande si quelqu’un versera un peu des larmes qui ne me viendront pas.
Ce serait pathétique.
Tout débute parce que personne n’ignore que tout a une fin, dans le fond, sinon
on ne recommencerait jamais rien.
L’ennui par la routine des souvenirs n’a mené le poète qu’à sa chute.
Qu’à cela ne tienne, ce n’était
pas si mal pour un saut dans le vide à l’arrache.
Cribas est arrivé à l’autre bout du fil. Il ne traversera plus son amertume en
funambule.
C’était presque trop facile.
Cribas n’est plus.
Maintenant je vais apprendre à marcher sur l’eau !
C’est la première fois que ce blog est véritablement terminé.
Enfin! C'est pas trop
d'eau!
Tout débute parce que personne n’ignore que tout a une fin, dans le fond, sinon
on ne recommencerait jamais rien.
Tout débute parce que personne n’ignore que tout a une fin, dans le fond, sinon
on ne recommencerait jamais rien.
Tout débute parce que personne n’ignore que tout a une fin, dans le fond, sinon
on ne recommencerait jamais rien.
Merci à tous.
Toussotant que vous fûtes.
Cribas


Commentaires
Nous y sommes avec toi hélas ...cette "angoisse persuasive" , l'arme que l'on extirpe de la routine , et qui est la seule à pouvoir nous défendre lorsqu'on est au pied du mur ...
Je reviendrais toujours parce que le lien qui est dans mon blog tu ne peux pas l'effacer, donc chaque jour je ferais un clic dessus, comme je fais depuis toujours, même s'il n'y a plus rien à l'autre bout...
Depuis que tu publies sur la toile, il n'y a pas eu qu'un blog continu et unique, comme il y a eu plusieurs annonces d'arrêt. Il ne pourrait pas y avoir un nouveau changement de lieu, de style peut être, ou une reprise ?
L'écriture compte... pour le lecteur aussi.
Ben oui, Gabrielle a raison, et pi n'oublies pas que le lecteur lit aussi même s'il dort sur les comms...
Je n'écrirai plus une seule ligne sous le pseudo Cribas. Cribas a existé. Ce blog est terminé, mais il reste en ligne.
Merci à tous.
Ah, ça veut dire que, peut être, éventuellement, possiblement tu écriras sous un autre pseudo... qui sait!
Bon, tout n'est pas terminé complètement...
"…sinon on ne recommencerait jamais rien."
Est-ce un souhait ? une promesse ?
Tout sautant que nous fûmes, nous guetterons donc ce re-commencement… persuadés que le silence est un autre cri !
Il faut que la plante se meurre pour que la graine se forme et se resème... bon vent...
A bientôt...ailleurs!;)
Ne ferme pas , je n'ai pas eu le temps de tout lire...
Merci à tous (bis).
nos futes, nos futes! Et tes (funèbres) pompes alors?!
Ce n'est pas ce que je voulais dire.
Merci Toussotante.
Pourquoi un coup tu m'aimes bien, un coup tu me détestes bien?
;-)
oui c'est bien ça, un coup je ne te hais point, deux coups je ne t'ai point, trois coups je n'étais point... vexée!!
Le toussautant tique et s'accroche :-)
Sujet sur lequel nous avons souvent discuté..tu connais ma pensée...mais ici ou ailleurs ..sous ce nom ou un autre..dans cette vie ou une autre...j'espère que tu ne te, et ne nous, priveras point de ton talent ...
Nous sommes tous responsables...
Je suis passée souvent par chez toi, je t'ai lu souvent, mais tout ce que je lisais me faisait un peu peur souvent aussi. Trop sombre, trop desespèré pour moi qui était peut-être trop " désespèrée" pour le lire autrement. Je trouvais un écho funébre de mes pensées.
J'aimerai te retrouver ailleurs avec plus de lumière dans tes poemes même s'ils étaient déjà bien éclairés.
Bises.
c est tous les mèmes ces artistes, il n'y en a que pour leur pomme.ouvres toi vas, vers les autres et ton spleen foutra le camp.A moins que tu ne te complaises dans la peau de Baudelaire
Pour répondre à la bergère Albert...
"ouvre-toi , va vers les autres et ton spleen foutra le camp" : mais est-ce aussi efficace que " tire sur la chevillette et la bobinette cherra " ?
"A moins que tu ne te complaises dans la peau de Baudelaire"...la lecture est un pli qui vient de l'intérieur (demande à Bernard)...ça dépend des latitudes , ça dépend d'ton attitude...ici j'ai vu une pomme qui roulait inlassablement vers les autres , dans sa propre peau...et le côté vert n'est pas aussi spleen que certains l'imaginent (tiens demande à Blanche-Neige )
Le disque est rayé à la fin , mais justement , j'aime la rayure...les moutons ont besoin des histoires de tigre ...
Je confirme, j'ai survécu à la pomme, par contre le prince a succombé à une crise cardiaque, il est mort de rire...
Albert, à qui parle-t-il? Pas à moi en tous cas, car pour s'adresser ainsi à quelqu'un ne faut-il tout de même pas avoir la prétention de le connaître un peu?
Je ne connais Albert ni d'Adam ni d'Eve. Donc l'anonymat n'est pas acceptable pour dire ce genre de chose.
Mais si quelqu'un peut me dire à qui appartient l'adresse mail suivante (si elle existe), je suis prêt...à ne rien changer à ce commentaire:
jean-luc.coudry@dbmail.com
Alors, Albert s'appellerait Jean Luc?
Comme quoi...Tout par derrière...enfin j'me comprends!
Pff j'préférais Albert pour un Prince, Jean-Luc ça va moins bien avec ma boîte en verre!
Tu es mauvaise langue Blanche-Neige. Avec Jean-Luc, lorsque tu montes au (dessus du) septième ciel, tu vois des petites poussières d'ange dans les nuages!!!
Mais ça, ce n'est pas pour les petites princesses de la rue..!
;-)
J'sais pas ce que j'ai moi...j'suis fatigué là...Blanche-neige..?! Blanche-neige?!...
Un peu désemparé, juste au moment où je te mets dans mes liens...
Je ne te connais pas assez, donc je ne dirai rien de plus, par respect, mais ton écriture -est-ce bien le mot ? - va me manquer. J'ai le droit de le dire, hein ?
Rony, ce blog reste en ligne et je ne ferme pas les commentaires. Tu pourras donc toujours y jeter un oeil. Et puis je continuerai peut-être ailleurs...
Il y a une princesse chez moi...
wouah! ya du monde ici! qu'est ce qu'on fête? quoi Cribas il va se marier!!! et c'est lui qui change de nom? Il va s'appeler comment? ah!...sanscrit...ça fait faire n'importe quoi les femmes...
Cest n'importe quoi,je sais...
Sylvie comme quoi l'amitié ,l'amour ca va ca vient dans tous les sens parce que rien n'a de sens..
.... quelle curieuse idée de vouloir échapper à soi meme...
Un ange reste un ange et un homme reste un homme... je me souviens que dans l'un de mes billets tu avais dit que l'on se ressemblait...
Je pense... que chacun de nous porte son lourd passé au bord des cils... une façon de mieux le dire ici... ou ailleurs dans d'autres écrits...
Tes écrits... combien de fois je t'ai lu sans pouvoir y déchiffrer la vérité.. mais que voulait tu donc dire ? car... il ne suffit pas de lire ... n'est ce pas ?
Je m'évade souvent dans le rire et souvent dans les mots... ces mots qui m'ont tout donné et qui ont fait de moi ce que je suis...
Je suis restée moi et je n'ai pas changé de nom. Biensur il m'arrive de tricher et de me réfugier ailleurs ... d'autres mots... d'autres vérités... des larmes qui ont plus de facilité pour se cacher.
Un jour je suis tombée sur ton blog. Qu'est ce qui m'a retenu ? Cela fait 3 ans que te suis... pour y lire... la vie.. ta vie... telle que tu la voit...
Je n'ai pas toujours compris le sens mais j'ai compris l'essence.. et cela suffit...
Cribas... un cri.. bas... tout bas... que je l'entend encore quelquefois...
Merci pour ta présence et merci pour tes mots qui ont rencontré les miens.
Merci de ne pas partir et merci de nous retenir.
Merci pour le prochain billet et merci pour tes nouveaux mots..
Tu vois... j'y crois encore...
C'est peut etre pour ça... que j'écris encore... ^^^^^^
Merci Juliette. Je n'ai pas dit que je n'écrirai plus, j'ai simplement dit adieu à Cribas...
Il faut qu'il se débrouille seul maintenant...
On n'échappe pas à soi-même, je pense que je suis d'accord avec toi. Mais comme on est surtout la somme de plusieurs "soi-même", on a bien le droit d'en flinguer un de temps en temps. Pour le fun...
Je ne suis qu'un homme, je ne peux donc pas enfanter...mais je peux tout de même goûter au plaisir douleur étrange de me débarasser de mon "bébé"...
Désolé, c'est la seule image en phase avec l'actualité qui m'est venue...
Dans tous les cas, Juliette, merci pour ton témoignage...^^^^^^
;-)
Salut Cribas,
Tu es venu sur mon blog,je te rends en quelque sorte la monnaie de ta pièce pour ta venue.
Je me fais petit aussi en passant chez toi.
Je suis revenu il y'a quelques temps,je ne savais pas qu'en tapant l'intitulé de mon blog que celui-çi etait répertorier aussi facilement.
J'ai décider en changeant de plate-forme de "couper" avec le passé blogosphérique...!
Bon dimanche Cribas à bientôt qui sait? ;-)
Qui sait...
(Ne t'inquiète pas, je ne dirai à personne que je t'ai retrouvé ;-) )
Bonjour Cristophe, en fin de compte elle est rassurante cette page qui bouge pas.
Au revoir
je ne suis pas très Christ!
Quelque chose ne va pas Sylvie? Un truc avalé de travers? Un mauvais vin? Un mauvais joint?
(Même le H, ce n'est pas très catholique..!)
beaucoup de lignes à lire encore!
merci Cribas d'être passé, as tu reçu"la photo en plus net"? tu as laissé de jolis mots...
bises
M'as tu envoyé un mail Noelle? ;-)
Non, je n'ai rien reçu...
???
je t'ai envoyé la photo, l'adresse que j'ai trouvée n'est peut- être pas la bonne?
tu la veux en plus net?(la photo)
Oui je veux bien, mais je n'ai pas reçu ton mail Noëlle.
Je te laisse une adresse ici: k-----ir@h---a-l.c-m
Merci.
"envoyée" bonne journée Cribas
bisous
:(
Sylvie c'est qu'il y a encore de l'espoir...sans intérêt,sans joint, sans vin et j'y arrive quand même...
T'es sûre?
t'es sûre de quoi? que c'est sans artifices, non, tu veux voir mon ordonnance? que j'y arrive ça c'est sûr, on y arrive tous...
Tu veux venir jouer avec moi? mais non pas à la marelle ni à saute moutons! çe se passe là: http://tracesecrites................
C'est gentil de m'inviter Sylvie, mais sache que ce n'est qu'avec une invitation personnelle de "Traces "Laurence" Ecrites" que je pourrais éventuellement venir "jouer avec vous".
Autant dire qu'il n'y a que très peu de chances que tu me voies ramer dans cette galère.
J'ai appris à m'arranger de l'aspect "définitif" que donnent les imbéciles, à leurs déceptions muées par l'incompréhension.
Mais je répète, je te remercie pour ton invitation.
(Pas envie d'entrer dans des détails qui, de toutes façons, m'ennuiraient et seraient un nouvel appel vers l'expression de la bêtise due à un intellectualisme de pacotille. J'ai déjà vogué dans ces eaux troubles là. Les bouées de dégonflés à bloc y sont trop présentes.)
Aie! j'ai mis les pieds dans un plat de chez pas quoi, excuse -moi. je fais mon expérience avec une petite clochette dans la tête maintenant. Il m'en faut beaucoup des clochettes parce que je fonce dans tous les pièges en ce moment virtuels et réels.
Dis, José il est jaloux pour dire que t'es con et pas beau?
Dans un plat de nouilles, oui tu peux le dire...
José fait ce qu'il peut pour ne pas vieillir...pour changer de sujet :-)
Ne t'inquiète pas pour Aie...pas de souci...
Ce n'est qu'un détail sans importance...
Merci d'être là Sylvie ;-)
Non Sylvie, personne n'est jaloux, du moins parmi ceux que j'ai eu le privilège de rencontrer personnellement ce dernier weekend. Nous nous permettons de nous traiter de cons parce que nous savons de nous ce que nous savons...(Il me comprend...;) )
:)
je sais que vous savez ce que je ne sais pas, hic!
Je sais que lorsque deux hommes se traitent de cons et qu'il n'y a pas de gnons après c'est que ce sont deux potes.
deux bisous
Ben voilà, tu vois, quand tu veux....
;)
Pourquoi as tu "suspendu" ton blog alors que tu dis des choses aussi intéressantes sur le mien ? Peut-être parce que tu as besoin des mots mais tu veux qu'ils rebondissent. J'ai lu un texte interpelant de toi sur les mots. Amitiés.
Bonjour Ariaga, et merci. J'ai suspendu ce blog pour diverses raisons. Tu emploies le mot "suspendu", oui c'est bien ça. Il n'est pas exclu que je le reprenne un jour. Mais en attendant, si le coeur t'en dit, tu peux me retrouver, et ce depuis un petit mois, ici : RomanKENDAR.fr
Il me semblait que je t'avais déjà donné, sur ton blog, cette nouvelle adresse. Peut-être n'y as tu pas prêté attention.
Amicalement.