La plupart des visiteurs de ce blog savent que depuis qu'il est ouvert, sa vocation première était de fermer le plus rapidement possible. Je ne leur ai jamais dit expressément, mais ils le savaient. Tout débute parce que personne n’ignore que tout a une fin, dans le fond sinon on ne commencerait jamais rien. L’ennui et la routine sont une angoisse persuasive. Cribas le poète, ça ne m’amuse plus. Nous y sommes, ou plutôt, voilà j’y suis.

Je n’ai jamais écrit dans le but de faire un blog, non, moi j’ai choisi un jour de devenir poète parce qu’il fallait bien que je trouve un exutoire à mon besoin irrémédiable de hurler.

Je voulais devenir une belle image qu’on se refile sous le pupitre lorsque le maître a le dos tourné. J’ai échoué. Nous sommes au début du vingt et unième siècle. Les pupitres ça n’existe plus.

L’enfance ça va, les pitres, bonjour les dégâts !

La couleur du ciel moi je l’ai seulement imaginée. La grisaille des nuages moi je l’ai seulement combattue. En vain.

Mes peintures sont à l’eau, comme mes rêves m’ont noyés sans parvenir à me maintenir accroché à une vague, pour faire semblant de survivre.

Je me souhaite bon débarras, je ne suis pas inquiet.

J’ai souvent pensé que la victoire était une défaite. Aujourd’hui je ne pense plus. La seule victoire ou la seule défaite qu’il me restera peut-être, sera de contempler, non sans railleries silencieuses, les médiocres qui jouissent d’un monde qui est fait pour eux.

Et gris.

J’ai pris rendez-vous, il y a bien longtemps maintenant, avec moi-même.

L’heure du rencard a sonné.

Personne.

Je n’ai plus qu’à contempler le temps qui est passé, et celui qui me dépassera.

Moi je reste là, entre les deux, immobile et mort trop fort en attendant.

Dans le silence.

J’ai tenté de vous aimer, tout autant que vos futes, finiront par se regarder le nombril sans se cacher. Ce fut une mortelle erreur. On ne devrait jamais aimer parce qu’on manque d’amour, mais seulement parce qu’on croit savoir ce que c’est que l’amour.

Moi je ne crois rien savoir, -d’autres diront que ce que je voulais écrire c’était plutôt : «Moi je crois ne rien savoir,… » mais c’est faux, je ne suis pas dyslexique-  jamais, mais je l’ai toujours dit. J’imagine que c’est de la haine.

J’ai pris rendez-vous avec la hargne. Quand ? Je ne sais pas. Mais je reconnais aujourd’hui l’année, le mois, le jour, l’heure à la seconde, de notre premier et unique rendez-vous.

C’est dans quelques jours, vers trente trois ans, que Cribas s’est toujours dû de mettre un terme à son ambition solitaire et massacrante.

Je me demande si quelqu’un versera un peu des larmes qui ne me viendront pas.

Ce serait pathétique.


Tout débute parce que personne n’ignore que tout a une fin, dans le fond, sinon on ne recommencerait jamais rien.

L’ennui par la routine des souvenirs n’a mené le poète qu’à sa chute.

Qu’à cela ne tienne, ce n’était pas si mal pour un saut dans le vide à l’arrache.


Cribas est arrivé à l’autre bout du fil. Il ne traversera plus son amertume en funambule.

C’était presque trop facile.

Cribas n’est plus.


Maintenant je vais apprendre à marcher sur l’eau !

C’est la première fois que ce blog est véritablement terminé.

Enfin! C'est pas trop d'eau!


Tout débute parce que personne n’ignore que tout a une fin, dans le fond, sinon on ne recommencerait jamais rien.


Tout débute parce que personne n’ignore que tout a une fin, dans le fond, sinon on ne recommencerait jamais rien.


Tout débute parce que personne n’ignore que tout a une fin, dans le fond, sinon on ne recommencerait jamais rien.


Merci à tous.

Toussotant que vous fûtes.





Cribas