Réintroduction Majeure (J.I 75)
Par Cribas le samedi 15 décembre 2007, 02:23 - Cribas 2007 - Lien permanent
Ils n’ont pas l’existence,
Pas celle dont je suis seul et mort,
Pas la place ni le lieu pour mon cœur
Où Ils vont mourir à la fin
De ma présence dont ils s’obsèdent.
Je meurs et eux décèdent.
Je suis le fou, le meurtrier enfin.
J’ai trouvé mes victimes !
Ça y est je n’ai plus rien à perdre,
Mes derniers nuages sont un dessert
Que je réserve à leurs brimades.
On ne s’adresse pas à un fou
Comme on se délecte de son ambition.
J’ai choisi la tuerie pour mon grade
Déchu en de tutelles réunions.
J’ai été blessé jusqu’au cœur,
Là où ma sensibilité meurtrière
Va réussir son immonde rumeur :
Mourir en portant ses esclaves prières
A bout de bras pour d’éternelles candeurs.
J’emporte avec ma blessure
Quelques salopards au choix !
Il n’y aura que le cauchemar de l’amertume,
Car là où je les emmène
L’horreur est restée
sans voix.
Ils n’ont pas la connaissance
Que le monde a de nos méandres.
Sans banquise et sans ordonnance
Je me suis mis à la ronde, ni à ses béances.
Je suis comme un jeune homme
Perdu dès l’origine,
Comme une flatulence au parfum de pomme
Qui ne se souvient pourtant que du Gin.
Comme un homme plié en quatre dans un colis
J’ai fait du délai de livraison l’honneur de mon voyage.
Ma voiture balai c’est pour la rime,
Et la frime c’est pour avaliser la pilule de l’âge qui passe.
Le temps est un soutien polaire !
J’ai froid comme dans la roulotte de l’univers
Et j’y écoule mes jours de glaise
Jusqu’à ce que ce qui m’horrifie s’ensuive.
Dans le fond, parmi les cabines mon capitaine,
Je suis comme l’opium ayant quitté la Chine
D’un navire arrivé à bon port au travers du pire.
Ils n’ont pas l’existence,
Pas celle dont je suis seul et mort,
Pas la place ni le lieu pour mon cœur
Où Ils vont mourir à la fin
De ma présence dont ils s’obsèdent.
Je meurs et eux décèdent.
Je suis le fou, le
blizzard du désert à la fin.
L’ogre en retour d’eux manivelles et Cribas au clavier d’A
serti d’un démon pur comme pour
vous aimer…Ma vitre est mature, et ma littérature loin de ses mathématiques,
juste pour vous jusqu’à Z …
Roman KENDAR est mort sans discontinuer de sévir, à partir du 15.12.2007.
(Applaudissez l’art
triste.)


Commentaires
Retour fracassant de l'artiste dans son ermitage. J'applaudis! ;)))
".... et les mots reviennent aussi fort qu'avant et derrière la mort avance encore..." ^^
Je te souhaite un agréable wk grand Cribas ; ))
Merci Juliette, entre autres... ;-)
Le retour des mots vivants...
;)
Il nous manquait ici le fou aux commandes de son Azerty diamoniaque ...et la longue route de A à Z par tous les méandres du monde ...
"Ils n'ont pas l'existence ... ils n'ont pas la connaissance ... je meurs et ils décédent "...
J'accuse un certain retard... tout comme cette bonne nouvelle que de savoir que si Kendar reste silencieux ce n'est pas parce qu'il n'y a plus rien à lire. Ca fait plaisir de te retrouver ici.
C'est tout le contraire d'un hors d'oeuvre ce texte de reprise...c'est bien plutôt une résistance qui ne fait que motiver les victimes consentantes à venir titiller leur douleur au fil de tes mots ;)
La "flatulence au parfum de pomme" m'a bien fait rire.
"Comme un homme plié en quatre dans un colis
J’ai fait du délai de livraison l’honneur de mon voyage." ..m'a émue...
mais c'est la "roulotte de l'univers" qui m'a transportée ...
Merci pour ce vent que tu souffles dans nos cheveux secs ou graisseux ;)