Dans l’incompréhension et la solitude, dans l’un pour l’autre, pour l’autre dans l’un. C’est l’éternel et l’infinitif exit. Celui qui ne peut être animal, humain et domestique à la fois.

Lorsqu’à vivre, l’appelé se joue des tours en préférant garder béante sa plaie la moins culturelle possible. Parce que le langage commun s’éloigne chaque jour un peu plus, de la raison véritable de son utilité promise par principes lanternés.

Lorsque l’ennui se sent vainqueur, enfin, les rênes de la folie hennissent, et surtout, la selle tombe dans la poussière, et la fuite, au galop.

Sa rancœur exilée en terre d’insoumission catégorique, le solitaire dégoûte aux plus beaux fruits de ses vers.

La discussion éternelle du langage à qui mieux mieux, perd de ses phalanges la préhension qui autorisa la fierté de l’homme, par inconscience collectée.

Déconvenue collective en secret.

L’invention délibérée d’un langage poétique est une tentation qui, si elle ne finit pas par se maîtriser, devient une sordide avancée dans la brèche du néant, là où le suicide fera toujours fortune à lécher les morts.

Le sang coule aussi de la richesse de sa source.

Bouché comme un calcaire n’est pas une situation qui tient compte des réalités rocheuses.

L’avis aux fils de l’eau. La vie.

Demain dans un quart d’heure, j’espère que la solitude et sa compromission affectée, finira par me donner tort d’avoir raison depuis si longtemps.

Je veux devenir un traître. Un traître par amour, et par corruption de la haine et de ses fatigues sournoises.

Distante du moindre rêve possible, la lucidité s’aménage des babioles brillantes afin de toujours se contenir la rage lors des salons.

La conversation se ressent si seule, à plusieurs.

Et pourquoi pas demain une véritable discussion, sans le challenge trop idéal de l’indigeste sourire des mots qu’on ne lâche qu’à tacher ?

Pourquoi pas un langage à dormir debout, et les tribunes au grand complet mais l’arène vide une bonne fois pour tous !

Dans l’incompréhension et la solitude, l’intention du langage est d’une bonté sans nom.

A l’autre pour l’un, et l’un dans l’autre si souvent.

On parle si charmant pour vivre, qu’il faudrait apprendre à se taire pour exister.

Un seul siècle de paroles, même toléré, n’a aucune chance de s’ériger en autre prose qu’une dramatique dépendance à sa condition, dansées conditions.

L’invention du langage, le besoin de volontés.

Chaque jour.

De la préhension en impressions de solitude.

 

 

 

Cribas 08.05.2008