Alcool, alcôve et alvéoles

Ainsi se titre mon poème

Toute la ruine que j’aime

Les cheveux au Dieu Eole

Ce n’est pas pour moi

Ni pour cette époque

Il fut un âge où moi

Je travaillais au chant du troc

Même pas rimeur à l’épée

J’étais parieur de deux sous

Dedans jusqu’au cou

Un peu comme mes jours défaits




Alcool, de pommes de terre

Ainsi s’effrite mon poème

Toute la nuit je l’aime

Sa chevelure de haut rang

Mais je ne suis pas devant

Moi je cultive les cheveux gras

Les parfums élancés

Ne sont qu’effluves fugitifs

Je n’ai pas les moyens de l’amour

Pas le charisme des battants

Je n’ai que les épaules

D’un éternel débutant sur le retour




(Toute la nuit je l'aime

Sa chevelure d'orange

Ne la suis pas devant

Sa peau plus souple au soleil

Des mois que je cultive ses cheveux sang

Ses parfums e-lancés

Mes épaules soudainement

Plus débrouillardes que mon Gin

Littérature emploie des Saints

En proie à son dessein

Et perpète, poète,

Ta prison par mégarde.)




Alcool, drogues d’ennui

Pour passer le temps

Le vent sirote mes nuits

Invente et tricote ainsi

Mon avenir cent chemins

Possibles sous la pluie

Ainé de la médiocrité

De naissance bien imposée

Il m’est autorisé d’être heureux

Mais sans bruit

Me réincarnant gueux

A ma place depuis

L’invention d’un seul Dieu.

 


Alcool et milliards d’hommes

Quelques centaines de maillets

Pour qu’ils se nullissime au rhum

Et leur taper dessus avec le pied

Les royaumes sont les mêmes

Il n’y a que l’usine qui se modernise

Inutile de passer le puissant ou la reine

A la moulinette ou place Guillotine

Les cons sont dans l’arène

Et reprennent toujours leurs baraques

Après s’être vengés par race

Organisés comme d’autres hyènes…

 

 

 

 

Cribas 09.05.2008