Cancre a les yeux cassés

L’ambition lasse

De la lutte des classes

Et son caquet à cacophonies

Rabaissé.

Cancre là

A le cafard

Plus aucune syllabe

A dire qu’il est trop tard

Pour ce pronom

La règle du bruitage

Isolée indélébile

A perdu de son pouvoir.

 

Cacochyme

Tacot servant de machine

A faire rire

Les passants cabriolets depuis.

 

Les frères de boulettes

Comme des poèmes

Sans papier

Mais sans la ruine et à la fête.

 

Qu’autres ocres

Que d’aurochs masqués

Et les aurores du pauvre

Et le soleil dératé

Cancre a l’odieuse cécité.

 

Tank obusier

Tanker à la délimite

Entre arquebusier

Et déliquescence matée.

 

Premières classes aux mains moites

Fenêtre radiateur et chœur sec

Copie rendue comme clochard en boite

Vin pain et picore avec le bec

Les fourmis prisonnières d’un saucisson sec.

 

Vérité sordide d’un besoin économe

De sourire avec le sourire

Et d’amuser le rire seulement

Sans passer par la galerie du premier rang.

 

Qu’autres moquent

Par humour manquant

Et vengeance en cloques

D’une enfance de tête à claques.

 

Le clodo sourit

Quand parfois c’est son grand jour

Et que les rats s’ennuient

Rapiéçant leurs souvenirs en victoires

De premiers déclassés rangés.

Menue monnaie

Obtempérée en pleine tête

Avec l’espoir assuré

Du devoir accompli au meilleur choix.

 

 

Cancre a les yeux classés

L’ambition base

Et sa flûte des classes

Au clapet des transvasés.

 

 

 

 

 

Cribas 29.05.2008