Vingt-quatre millions deux cents culottes à salarier (Poésiphonie pour bercer)
Par Cribas le dimanche 1 juin 2008, 14:38 - POESIPHONIES - Lien permanent
Texte écrit et dit par Cribas.
Toutes
les versions audio de la catégorie « Poésiphonie » sont disponibles à
l’écoute en annexe du billet. (Voir bas de page, avant les commentaires.)
(Musique: "Ah vous dirai-je maman" (Variations Mozart) (Paul
Copeland-piano))
Raisons sociales
Capitalisme fou
Gueux non révolutionnaires
A genou.
Guerre économique
Petits soldats
Inconscience mécanique
Grand fatras.
Appât du gain,
Tenue par la crinière
La famine
Menace sur le grain.
Conditionnement
Déconditionnement
Reconditionnement
Contrat de travail éconduit
Usine à suicides.
Auto-évaluation,
Qui se jettera du pont
Le plus haut ?
Des collaborations.
La famille
Tenue par le froc
S’examine
Au grand krach qui croque.
Solitudes sociales
Ravitaillement bancaire
Collègues qui crèvent
Précarité de la sandale.
L’imaginaire est dans le pré
Désherbé sec,
Le bonheur, dans le consommé
A cinq légumes frets.
Le ministre du travail
Lance une grande enquête
Sur le suicide du portail
Pointé.
Pointer toujours plus haut
Ca se fête ?
Inspecteur de liberté
En charge de l’évaluation
Du respect décérébré
Des lois en application.
La vie
Vaguement…la vie
Dite vacation.
Cribas 01.06.2008


Commentaires
J'ai ajouté ton nom dans la liste des farandoleurs. A toi à présent de tendre la main au prochain danseur.
J'aime beaucoup la bande-son que tu proposes ici.
Jetez un oeil ICI... (J'ai découvert la chaîne de la solitude que Traces propose, et j'ai pensé que mon texte aujourd'hui, pouvait y faire écho. A vous si ça vous enchante...)
J'ai pris le relais !
Chouette note, voici mon lien
Content de retrouver, Cribas. La force de frappe intacte. J'aime ce texte !
très beau texte !
quel surprise me réservera encore la farandole ?
quelles surprises voulais-je dire...
après un petit tour sur ce blog très intéressant...
Et c'est tellement vrai tout ce tas de vérités...
Perso j'aime bien entendre le texte et le lire en même temps.
Perso, je préfère le texte même dit mais la musique me gêne.
J'aime bien le décalage entre la légéreté de la musique et la gravité du sujet. Beau texte, Poète!
Tout à fait d'accord avec Monik..et le coup de massue n'en est que plus fort quand il est amené ainsi dans un air de fausse délicatesse ;)
Une étape de plus dans cette farandole. Une étape un peu folle. Faudra que je prenne le temps de revenir. Un type qui voit dans l'ombre de la Fourme d'Ambert ne peut pas être foncièrement inintéressant. Je reviendrai donc. curieux d'en découvrir plus.
"Ne peut pas être foncièrement ininterressant"?
Ne reviens jamais, je me passerai sans complexe de ce genre de commentaire.
Je te remercie cependant pour celui-ci car le bénéfice du doute est une morale acceptable.
je suis toujours contente de te lire toi qui as su me supporter et m'écouter quand j'en avais le plus besoin. cela fait bien longtemps que je n'avais pas visité ton blog. je ne m'attendais pas à entendre ta voix. c'est une bonne surprise. ce texte parle bien de ce qui se passe en ce moment. oeil vif sur le présent et prévenant sur l'avenir ne peut donner qu'un bon poète.
Ah oui en effet Mansoura, ça faisait un moment que je n'avais plus de tes nouvelles. Content que tu sois repassée par ici.
Je viens de comprendre avec mes tripes pourquoi cette musique, et je reprends ce que j'ai dit.
Même si j'étais une môme je m'endormirai pas avec une berçeuse pareille!
C'est pour ça que les berceuses pour les mômes, ça m'a toujours donné envie de ne pas y croire...en dehors des somnifères.