Je suis perdu

Quand je ne t’aime plus

Et pourtant

Je suis aussi le plus seul

Lorsque tu t’en vas

A part

Au plus loin possible de moi.

Tu vas tant

Vers moi comme l’effroyable.

 

Ton intelligence est moi, pauvre roi,

Celle qui rend l’homme amoureux

Sans qu’il ne sache vraiment pourquoi.

Tes cheveux les plus bleus

Ton regard le plus noir.

 

Juste pour toi

J’en ai rêvé un peu

En étant le plus seul

Et mes larmes l’aveu

Pour mieux que je pleure

L’amour éperdument

 

Je dois me rendre compte

Qu’à l’annulation

De mes contes possibles

N’est autre que l’adoration

D’un nombre à deux

Qui ne m’existe pas.

 

Je suis assis

Et perdu

Dans ta vie

 

Il faut être un homme

Délaissé

Pour être de ta somme

Tourmentée.

 

Je t’aime si rebelle

Et pourtant

Mon idéal à crécelles

S’éprend parfois

De l’idée d’une bague

Au doigt des pourquoi pas.

 

M’enfermer avec toi

Loin de mon dilemme.

 

Incapable par intellect

Je ne me passe plus que de toi...

 

La vérité c’est ta chevelure soignée

Tes manucures pendant des heures

Ton regard dans le vide à m’enliser

Au zoom focus et parfumé

 

Drogué plus qu’à l’amour

Je refile mes neurones

Aux ambitions tes plus rondes

Sincérités.

 

J’ai perdu ton amour

Depuis le jour où le salut

Ne me regarde plus qu’avec toi.

 

Ma poésie est la plus mauvaise

Tout comme les mots

Qu’il me reste à te servir des fraises

Et faire semblant de vivre

Un dernier espoir

Une conclusion aléatoire dans l’un de tes sourires…

 

Je suis perdu

Comme lion ne s’aime plus

Quand lionne

M’écarte de son nouveau printemps

Pour son mari

L’abominable revenant.

 

 

 

Cribas 03.06.2008