De la confusion des hommes et du destin

Rubrique abracadabrantesque

Fesses bandantes m’aiment sans les mains

En même temps que tout le reste

 

La littérature fait des pieds.

Epiée, la poésie des mains.

Demain la vie où l’on s’assied

Avec un fusil visant les daims

 

La jeunesse qui s’en va

L’homme mûr comme en vain

Mille peines pour tout ça

Rien ne rime jamais à rien

 

Alors résille sous la main

Sang va vers mille cochonnes,

Comptant bien maux l’esquive

Qu’annulaires au téléphone.

 

Hommes et femmes sont si saints

Dés en deux

Qu’en apprenant à faire des six

J’ai divisé mon dieu.

 

Mon Dieu j’ai divisé,

Visez un peu ses fesses.

C’est pas de cul vous le savez

La bible entre deux chaises.

 

L’amour n’est que l’assise

Des plus lascives reines

Qui tiennent debout ma pine

Et mes provocs les plus vulgaires.

 

J’aime autant dieu

Que Marie sa fille,

Tous deux sont oasis

Ce qu’âne au Sahara.

 

Et la soif de vivre

De celle qui avale

Tous pals, mes rimes,

Et moi ses sandales.

 

De la confusion des hommes et du destin :

Rubrique abracadabrantesque.

Chairs fesses lubriques sur le chemin

En même temps que tout le reste.

 

 





Cribas 28.06.2008