L’existence un foutoir

A la mode

Insistant sans me voir

Maître d’ordre.

 

Défouloir

Aux cheveux dressés.

Dire au revoir

A la mue c’est du passé.

 

L’avis d’un fouteur,

D’un fou

Tuant d’une moue l’honneur,

Démerde molle.

 

Pleutre en pâle.

Peu importe

Le vent des cigales

A la gueule des plâtres.

 

Essuyer ses mâles

Sur la robe

Des bouilles sales,

Femelles microbes.

 

L’aveu d’un foutu

Sur ses talons.

Qui rêvera a bu

A la bêtise du ballon.

 

La vie d’un fouilleur

De moules

Rencontrera la trouille

Des prisons et des Stingers.

 

L’existence un dépotoir

Où femmes et putes

Risquent le même trottoir

Convaincant de luttes.

 

L’existence d’un con vaincu

Au vin pas trop cuit.

Je fais de la mode mon ennui

Et des femmes mon cul.

 

La vie d’un bouilleur

De rues

Et puis à ses heures

Rêveur de boues.

 

Allongée comme un missile

Chez le dentiste,

Ma gueule d’amour au lieu des cils

A fui dans le crédit d’un cariste.

 

Etre minable c’est bon pour le salaire

Et la peur

Ça leur fait faire des gosses et des glaires

Jusqu’à pas d’heures.

 

L’existence un foutoir

A la mode

Insistant sans me voir

Maître d’ordre.

 

Défouloir

Aux cheveux couchés.

Dire au revoir

Alamo c’est du passé.

 

Ah les héros

Les bourreaux et les salopes !

A faire du vélo

Les pédalos sont des malpropres !

 

 

 

 

Cribas 01.07.2008