C'est paquebot la poésie, c'est Sodebo comme un bateau...(Pizza piano solo)
Par Cribas le mardi 1 juillet 2008, 23:27 - Cribas 2008 - Lien permanent
L’existence un foutoir
A la mode
Insistant sans me voir
Maître d’ordre.
Défouloir
Aux cheveux dressés.
Dire au revoir
A la mue c’est du passé.
L’avis d’un fouteur,
D’un fou
Tuant d’une moue l’honneur,
Démerde molle.
Pleutre en pâle.
Peu importe
Le vent des cigales
A la gueule des plâtres.
Essuyer ses mâles
Sur la robe
Des bouilles sales,
Femelles microbes.
L’aveu d’un foutu
Sur ses talons.
Qui rêvera a bu
A la bêtise du ballon.
La vie d’un fouilleur
De moules
Rencontrera la trouille
Des prisons et des Stingers.
L’existence un dépotoir
Où femmes et putes
Risquent le même trottoir
Convaincant de luttes.
L’existence d’un con vaincu
Au vin pas trop cuit.
Je fais de la mode mon ennui
Et des femmes mon cul.
La vie d’un bouilleur
De rues
Et puis à ses heures
Rêveur de boues.
Allongée comme un missile
Chez le dentiste,
Ma gueule d’amour au lieu des cils
A fui dans le crédit d’un cariste.
Etre minable c’est bon pour le salaire
Et la peur
Ça leur fait faire des gosses et des glaires
Jusqu’à pas d’heures.
L’existence un foutoir
A la mode
Insistant sans me voir
Maître d’ordre.
Défouloir
Aux cheveux couchés.
Dire au revoir
Alamo c’est du passé.
Ah les héros
Les bourreaux et les salopes !
A faire du vélo
Les pédalos sont des malpropres !
Cribas 01.07.2008


Commentaires
Y a pas à dire , tu sais écrire : tu me donnes l'impression de savoir lire ! de savoir jouer aux différences , dans les séquences qui ne sont ...ni tout à fait les mêmes , ni tout à fait des autres ...n'empêche , l'existence est bien un fardeau qui donne parfois envie de secouer les épaules ...heureusement la poésie ...