Tu voulais que je t’aime, que je fasse ta révolution, tu voulais que j’écrive, un peu mieux ta vie.

Tu voulais que j’oublie mon esprit, ses compresses, tu voulais que je ne saigne plus que pour toi.

Tu espérais bien deux vies, la tienne et mon joker.

C’était oublier le monde qui tourne autour de nous.

C’était insensé, comme ton rêve sans moi.

Maintenant va, tant que tu le peux encore. Ta solitude bientôt ne sera plus un miracle.

Je ne suis pas un héros, je cracherai toujours par la fenêtre. Tu arpenteras jusqu’à l’agonie les trottoirs où pleuvent tes espoirs.

Tu voulais que j’aime sur tes talons, tes aiguilles dans mon cœur. Je n’ai pas de cœur, je n’endors mes passions que dans la vinasse.

Bien avant toi.

 

 

Cribas 13.07.2008