Groupie
Par Cribas le dimanche 13 juillet 2008, 19:46 - Cribas 2008 - Lien permanent
Tu voulais que je t’aime, que je fasse ta révolution, tu voulais que j’écrive,
un peu mieux ta vie.
Tu voulais que j’oublie mon esprit, ses compresses, tu voulais que je ne saigne plus que pour toi.
Tu espérais bien deux vies, la tienne et mon joker.
C’était oublier le monde qui tourne autour de nous.
C’était insensé, comme ton rêve sans moi.
Maintenant va, tant que tu le peux encore. Ta solitude bientôt ne sera plus un miracle.
Je ne suis pas un héros, je cracherai toujours par la fenêtre. Tu arpenteras jusqu’à l’agonie les trottoirs où pleuvent tes espoirs.
Tu voulais que j’aime sur tes talons, tes aiguilles dans mon cœur. Je n’ai pas de cœur, je n’endors mes passions que dans la vinasse.
Bien avant toi.
Cribas 13.07.2008


Commentaires
"Tu voulais que j'aime sur tes talons, tes aiguilles dans mon coeur."
Belle formule.
Toujours la souffrance et l'amour, l'un par l'autre et réciproquement, tant que nos personnages doivent rejouer l'enfant malaimé / le parent malaimant ?
L'enfant mal-aimé serait à coup sûr un parent mal-aimant? Je ne le pense pas, pas à coup sûr, mais les chances sont sévères... Cependant il y a une solution si on pense avoir été un enfant mal-aimé et que le risque de le transmettre est inacceptable, c'est de ne pas devenir parent. Il y a aussi une autre solution, moins réaliste, c'est de tuer les parents mal-aimant à la naissance de leurs enfants qui seront mal-aimés, ou leur progéniture, au choix selon sa sensibilité propre.
Bien entendu je ne suis pas sérieux, pas complètement.