Que le monde me pardonne

D’avoir assagi sans lui

Tous les cafards de ma donne

Et le visage de la pluie

 

Que le monde me pardonne

De l’avoir rétréci,

Relié à deux trois gris

Avec un air uniforme

 

Que l’immonde la ferme

M’observe en silence

En y chantant la graine

De mon cor à la science

 

Que mes amis s’inondent

En lisant mes poèmes

Dont l’amour peine plus grand

Que la douleur dans mes veines

 

Que le monde m’informe

Du jour où l’on s’éveille

Avec la trique en appareil

Cavalant une simple pomme

 

Que le monde m’assiste

Au-delà des pieds gauches

Car chaque matin je m’attriste

Par une cigarette d’ébauche

 

 

 

 

Cribas 19.07.2008