Les gouttières sont grises

Les chats pas si souvent

Les éminences grives

Ne dansent pas si souvent


Que ça

Si ce n’était pas tout

Ce n’est pas tout


Les plages sont jaunes

De rondes en caleçon

Et noires jusqu’à l’aumône

Les femmes moins économes


Que ça

Si ce n’était pas tout

Ce n’est pas tout


Les paumés avec sur les dents

Des Eves grinçantes

Parlant entre elles d’eux pommes

Suivant leur ligne moins paume


Que ça

Si ce n’était pas tout

Ce n’est pas tout


Les femelles ne regardent pas les mains en premier, sur la plage. Il faut parler avec les mains qui les excitent davantage afin d’être un beau parleur. La force sûre est un gage de baise, assurément de linge sale à laver resté à la maison. Les magazines de rêves voyagent en première classe sur la plage arrière, jusqu’au jour où la plage arrière referme bien grand son cauchemar quotidien. A la place du barbecue dans le garage, où pendant l’hiver. L’hiver se pourlèche les babines dans l’esprit grandiose des sociologues malsains qui empêchent de se faire brouter toute crue, de se faire détourner en ronde, hors vacances scolaires.

Les enfants s’amusent, c’est bien.

Du sable dans les yeux, les enfants sourient comme des brutes, tout va bien au loin.

Des cristaux dans le regard, un autre gosse grandi comme un crétin t’invite devant le miroir en ralentissant la promenade de son torse bombé. Il t’a vue c’est sûr, entre les serviettes allongées. Tu fais semblant de surveiller ta vie devenue progéniture. Que vas-tu faire aujourd’hui ?

Il frime et tu remettras bientôt ta poitrine au soleil, ton destin couché sur le dos.

Mais d’abord il te fait envie, c’est lui, alors tu rappelles tes mômes pour les caresser un peu dans le sens d’une bonne mère à poil.

John revient à ce moment vers toi, John c’est ton mari la gueule ensablinée après une partie de strip voley avec ses amis. Il, eux, S.

On est bien là non, ma chérie, ma puce !

Mécaniquement ton sourire.

Un autre sourire s’en va en quittant la surbrillance de tes tentations, reprenant sa promenade. Tu baisses les yeux avec l’intelligence de ton mensonge, il t’aimait déjà parce qu’il savait que tu étais sérieuse comme un repas dominical.

En famille.

Femme cachée par obligation, et tripée par le soleil depuis tant de débuts de printemps.


Les égouts se dispersent

Et le parfum des femmes

Comme des violettes aux rats

S’exerce à l’art blême


Rien que ça…


Les égoutières ravalent

Les fossettes

Des sioux qui s’emballent

Et se dévêtent


Rien que ça…


Je suis aussi précieux

Qu’un repas dominical

Moi dans ma tête et envieux

Je m’exerce au crucifix par le mal.


Rien que ça…


Toutes mes gouttières sont grises

Pacha si souvent

Et rien que ça…



Cribas 27.07.2008