L’imagination ça fait des booms, des rings et des bangs. Vivre sa pensée ça fait des fous, ça ne me fait pas défaut.

Excité de la réflexion, je cultive mon vieux rêve inconscient de devenir un jour enfin ma propre fonction, exit les parasites de ma jonction humaine.

La vérité, il faut être fou pour se l’injecter.

Lentement seriné le mensonge pousse à bout, tandis que la liberté quête ses jeunes pousses surtout dans l’invective de la patience.

J’ai tout tenté pour vitaliser le temps, poutre visualisée  l’accélération de mon existence en temps réel. J’ai triché. On ne voit sa propre mort.

Jamais.

Le manque d’imagination, ça fait des fourbes, des pingres et des tanks.

La guerre ça mouille la terre. Le sang. La pluie ça brûle les terres. Acide.

Le manichéisme ça fait mal parce que le doute se porte sur l’existence réelle du bien.

L’imagination tire sur sa paille généreuse, jusqu’au vers le plus vide. Ensuite, et enfin seulement, l’inutile boit la tasse.

Apprendre à nager, ce n’est pas sérieux.

Mais…

Même glisser vers les étoiles est rythmé par la compétition existentielle des nécrophages.

J’ai dû passer avec succès ma première étoile, tout ça parce que je déteste avoir froid. Je crois.

 

 

 

Tout au bout de mes skis

Je suis de plus en plus fourbe

Après la neige et l’ecstasy

Je surfe

Drapé dans d’impossibles courbes

Les portes je les rate toutes

Les yeux rivés sur mon tremplin infernal.

 

C’est toujours au visage

Qu’on se prend les fanions

Lorsqu’on évite d’être seul

Pour s’en faire des gueuletons.

La solitude c’est comme la classe

On l’a ou on l’appât

A la pêche à l’amour.

 

L’art prêche ses feuilletons

Et en fait des peintures,

Des souvenirs et des rations

Mélangés aux bitures.

Incident de pourtour

Mon image est nécrose

Et la prose mon parcours.

 

Tout au bout de mes skis

J’ajoute un seul mensonge :

Je suis comme la glissière

D’un dressing apparent ;

J’y ajoute sans amusement

Tout ce dont j’eusse ri hier,

Mes chaussures sur le balcon.

 

Excité de la réflexion

Je pleure sur l’épaule

De mes insidieuses combattantes.

Devenant le roi des lions

Je vois la mort.

Ayant triché autrefois par la crinière

Je ne manque plus d’imagination.

 

 

 

Cribas 05.11.2008