Je sais tant ma douleur

Si souvent qu’elle est femme

Parfois un seul quart d’heure

Insiste et je me blâme

 

Elle n’aura rien de moi

Son mystère à jamais

Un lecteur de journal

Un sportif entretoise

 

J’aurai un moteur

A la place du cœur

Ou  parfois un mirage

Son cliché à la nage

 

Je sais tant ma douleur

Si souvent qu’elle est ferme

Et qu’une femme sur mes cernes

Exigeante  candeur

 

Je reviendrai demain

Juste avant le bon rythme

Où force vitamines

S’y jettera mœurs et biens

 

Je tais tant sa douleur

Au goret d’un bavoir

Qu’évaluent les couleuvres

Nos Euros samedis soirs

 

Je la sors ma putain

Dansant sur le ring

Reniflant le destin

D’un amour immigré.

 

 

 

 

Cribas 01.12.2008