Jamais n’est véritablement imaginée, la cruauté, pour celui qui ne sait pas qu’il en est la victime.

La moquerie prend ses aises avec ce qu’elle nomme la bêtise sincère. Qu’est ce que la bêtise, pour la meute exigeant sa survie, son plaisir ?

La bêtise, c’est ce dont elle pare la différence, lorsque la bête est bête cruelle.

Cette dernière désigne l’inconnu. Il sera bête et pas trop méchant, puisqu’on est en meute les plus forts.

Etre bête ? Se sentir une pièce essentielle d’un puzzle qui n’en finira jamais ? Ou être solitaire ?

La solitude est impardonnable pour les poseurs de dominos.

Le solitaire pose des bombes, là où l’ennui social s’attroupe.

Perfidie connue, sue, et ignorée afin que le groupe soit parfait.

Liant incontestable, le courant de la majorité abolit, non sans aveu, la notion de courage.

Plus on est de faux, plus on raye les fous.

Parlons-en des faux, catadioptres prévenants. Et des fous, phares isolés dont on croit connaître la nature du radar.

Extensible à l’infini, l’âme du fou.

Résistante sur les parvis, l’âme des faux.

Il ne fait jamais froid lorsque l’allure est glacée par le cortège continu où l’on exige de placer sa démarche travaillée.

Le fou est glacé, et il est le seul à boire le sang chaud qui s’écoule continuellement des sous-bassements de ses racines, ruines suintantes.

A ce point là, l’expertise psychanalytique des édentés de la déroute, ne vaut pas plus qu’une nouvelle cellule psychologique installée sur le trottoir à l’occasion d’un match de sport.

Parlons-en des spores, des microbes dans la viande céleste.

Parlons-en avec des vers grouillant sur le nombril des communautés tournant l’affect en dérision.

 

 

J’exige donc je suis

Une playstation 3

Un salon removable

Pour une partie à 6

Les jours de bac à sable

Dînant dans le voisinage

 

On n’est pas moderne devant les mômes,

On est un peu plus bourgeois

Maintenant.

La main au cul le cœur sur les psaumes

On fait une partie de Wii

Aux nounous raviolis

 

Jamais au hasard

Ne vient l’écume du temps,

L’invention des bazars.

Le toit de Montparnasse

A l’allure de Babel,

Ses cicatrices moins voyantes.

 

J’insiste donc je meurs

Avec les clés de la cave

Que j’ai laissées au bonheur

Et aux braves dealers

Une nuit de rimes crues

Dans le dédale des partages.

 

Je n’insiste plus,

Mes convictions sont en fuite,

Mon assistance noyée

Aux alcools satiriques.

Demain jour au plafond

Les rats crèvent  l’infini.

 

 

 

 

Cribas 04.12.2008