Le pouvoir des paroles impuissantes (à Gabrielle)
Par Cribas le jeudi 4 décembre 2008, 22:11 - Cribas 2008 (Suite et fin) - Lien permanent
Jamais n’est véritablement imaginée, la cruauté, pour celui qui ne sait pas
qu’il en est la victime.
La moquerie prend ses aises avec ce qu’elle nomme la bêtise sincère. Qu’est ce que la bêtise, pour la meute exigeant sa survie, son plaisir ?
La bêtise, c’est ce dont elle pare la différence, lorsque la bête est bête cruelle.
Cette dernière désigne l’inconnu. Il sera bête et pas trop méchant, puisqu’on est en meute les plus forts.
Etre bête ? Se sentir une pièce essentielle d’un puzzle qui n’en finira jamais ? Ou être solitaire ?
La solitude est impardonnable pour les poseurs de dominos.
Le solitaire pose des bombes, là où l’ennui social s’attroupe.
Perfidie connue, sue, et ignorée afin que le groupe soit parfait.
Liant incontestable, le courant de la majorité abolit, non sans aveu, la notion de courage.
Plus on est de faux, plus on raye les fous.
Parlons-en des faux, catadioptres prévenants. Et des fous, phares isolés dont on croit connaître la nature du radar.
Extensible à l’infini, l’âme du fou.
Résistante sur les parvis, l’âme des faux.
Il ne fait jamais froid lorsque l’allure est glacée par le cortège continu où l’on exige de placer sa démarche travaillée.
Le fou est glacé, et il est le seul à boire le sang chaud qui s’écoule continuellement des sous-bassements de ses racines, ruines suintantes.
A ce point là, l’expertise psychanalytique des édentés de la déroute, ne vaut pas plus qu’une nouvelle cellule psychologique installée sur le trottoir à l’occasion d’un match de sport.
Parlons-en des spores, des microbes dans la viande céleste.
Parlons-en avec des vers grouillant sur le nombril des communautés tournant l’affect en dérision.
J’exige donc je suis
Une playstation 3
Un salon removable
Pour une partie à 6
Les jours de bac à sable
Dînant dans le voisinage
On n’est pas moderne devant les mômes,
On est un peu plus bourgeois
Maintenant.
La main au cul le cœur sur les psaumes
On fait une partie de Wii
Aux nounous raviolis
Jamais au hasard
Ne vient l’écume du temps,
L’invention des bazars.
Le toit de Montparnasse
A l’allure de Babel,
Ses cicatrices moins voyantes.
J’insiste donc je meurs
Avec les clés de la cave
Que j’ai laissées au bonheur
Et aux braves dealers
Une nuit de rimes crues
Dans le dédale des partages.
Je n’insiste plus,
Mes convictions sont en fuite,
Mon assistance noyée
Aux alcools satiriques.
Demain jour au plafond
Les rats crèvent l’infini.
Cribas 04.12.2008


Commentaires
Y'as longtemps , j'avoue , que je n'avais pas pointer mon nez ici et ma foi rien a changer !
Tes ecrits sont toujours aussi beau et egnimatique , bourré de verité et de ce que tu crois/pense !
Puis ton portrait , tres reussi , tres beau , felicitations au dessinateur :)
Bisous
Ressenti, aussi.
Même s'il n'est pas besoin d'être à plusieurs pour penser mal -penser mâle, souvent- ; sans doute le courant de la majorité mouille-t'il assez pour ne pas savoir s'évaporer dans la solitude...
Bonjour Choupette. Tu trouveras la "dessinatrice" ici .
Attention les yeux, énorme talent!
Gabrielle, je réfléchis (encore) mâle, à ton commentaire...Ca peut me prendre du temps.
J'ai fait ma petite réflexion aussi...
http://solita.mi-blog.net/post/Bete...