Pour la forme (Synchronisation Des Futilités)
Par Cribas le vendredi 12 décembre 2008, 22:18 - Cribas 2008 (Suite et fin) - Lien permanent
Décidés à tanguer dans la nuit des halles
Sans celles qui livrent leurs ailes aux mascaras
Mes grands yeux noirs, éternelles mascarades,
Clignent un secret de crise aux rats sur la dalle.
Le cynisme étant une arme de fortune
Je grouille sur les rails, glissant en métaphores
Le peu d’existence où mon plein d’amertume
Viole les barrages et s’extrade des ports.
J’écris de la musique dans un souvenir
Je m’octroie l’interdiction de me blesser,
Car depuis que je suis mort elles sont trouées
Mes baskets usées aux semelles de sourire.
Métronome insignifiant aux heures de pointes
Je plastronnerai, exécuterai candides,
Toute une brise à vitrer lorsque l’enceinte
Fermera ses portes et mon regard sans vide
De minute en minute s’instruit ma déchéance :
D’un seul regard, souvent fuyant et insistant
Tout comme autrefois je naquis loin de la chance,
On admire l’élan de ma servitude au ban.
Occident.
Cribas 12.12.2008
Décidés à tanguer dans la
nuit des halles sans celles qui livrent leurs ailes aux mascaras, mes grands
yeux noirs, éternelles mascarades, clignent un secret de crise aux rats sur la
dalle. Le cynisme étant une arme de fortune je grouille sur les rails, glissant
en métaphores le peu d’existence où mon plein d’amertume viole les barrages et s’extrade des ports. J’écris de la
musique dans un souvenir, dans un souvenir je m’octroie l’interdiction de me
blesser car depuis que je suis mort elles sont trouées, mes baskets usées aux
semelles de sourire. Métronome insignifiant aux heures de pointes je
plastronnerai, exécuterai candides : Toute une brise à vitrer lorsque
l’enceinte fermera ses portes et mon regard sans vide. De minute en minute
s’instruit ma déchéance : D’un seul regard, souvent fuyant et insistant
tout comme autrefois je naquis loin de la chance, on admire l’élan de ma
servitude aux bancs. Occis dent pour dent.
Cribas 12.12.2008


Commentaires
Accident , tout le monde descend ...Les rats , c'est fait pour l'heure des pointes , leurs ballerines pour le coton ...
Très judicieux , je trouve , de nous avoir proposé aussi le texte en prose rimée de l'intérieur ; la première lecture met en place un rythme , le seconde y ajoute du sens ... et la nuance finale ...
Spectateurs de nos bans, nous aussi candides, filtront à travers les vitres; de peur que l'on puisse dessiner du doigt au culot sur la vapeur d'O.
"L'Occident
Auteur : Alphonse De Lamartine
... Et l'astre qui tombait de nuage en nuage,
Suspendait sur les flots son orbe sans rayon,
Puis plongeait la moitié de sa sanglante image,
Comme un navire en feu qui sombre à l'horizon ;
Et la moitié du ciel pâlissait, et la brise
Défaillait dans la voile, immobile et sans voix,
Et les ombres couraient, et sous leur teinte grise
Tout sur le ciel et l'eau s'effaçait à la fois ;
Et dans mon âme aussi pâlissant à mesure,
Tous les bruits d'ici-bas tombaient avec le jour,
Et quelque chose en moi, comme dans la nature,
Pleurait, priait, souffrait, bénissait tour à tour ! ...
Ô lumière ! où vas-tu ? Globe épuisé de flamme,
Nuages, aquilons, vagues, où courez-vous ?
Poussière, écume, nuit ; vous, mes yeux ; toi, mon âme,
Dites, si vous savez, où donc allons-nous tous ?
À toi, grand Tout, dont l'astre est la pâle étincelle,
En qui la nuit, le jour, l'esprit vont aboutir !
Flux et reflux divin de vie universelle,
Vaste océan de l'Etre où tout va s'engloutir !
Recueil : Harmonies poétiques et religieuses"