Ce que je suis c’est ce que je vois. Ce que je suis c’est ce que j’entends. Elle me voit, elle m’écoute. Ce qu’elle est c’est ce que je vois, ce que j’entends.

Ce que nous sommes c’est aveuglant, en sourdine.

C’est inquiétant l’amour. Aimer c’est rassurer, afin de toujours mieux déstabiliser.

Et je te rassure et tu finis par m’aimer. Un point.

Je t’aime et tu te rassures, besoin d’assurance. Egalité.

Je suis libre en dehors du combat. Deux points.

Je suis, et fou, et rien. Troisième point, elle aime bien.

Elle aime bien le troisième point qui ne dit rien : Elle a raison.

En quatre points, par manque de temps on a raison, comme on s’ignore.

L’amour ignore l’amour, sinon c’est perdu d’avance.

Il faut voir. Ce qu’elle est. Ce que je suis.

En comptant les points l’amour qui se balance ne fait pas le poids.

En balançant le poids de l’amour, on sert les poings.

La poisse c’est ne pas reconnaître le son de l’amour.

Ce que j’entends, c’est ce que je suis capable de voir.

Ce que je ne vois pas, je n’y entends rien.

Il faut voir ce qu’on naît.

Bêtes féroces en sursis.

La férocité ? Même en amour ?

Surtout en amour, mettre l’autre à genoux.

Et s’aimer dans tout ça ?

Mais on s’aime !

Ce que je ne suis pas, c’est ce que je deviendrai

Après les yeux,

Après le regard,

Une fois la peau.


 

 

Cribas 17.12.2008