Le surcroît d’existence,  souvent, tempère le refrain de la folie des braves gens.

C’est un peu la poétesse qui, sur le lit des caresses, inonde de sa fraîcheur intellectuelle.

J’ai perdu le sexe de ma trempe, et elle s’y trompe, valeureuse infante.

Je crois que sa jouissance médiocre est l’apanage des rêves délicats sans surprises.

Lui refiler des noms d’oiseaux, rien à faire, je crois que c’est lui caresser les mollets pour de faux.

J’aime sa peau, j’aime son mensonge.

Elle est meurtrière, soi disant éponge.

Au cœur du principe, son existence est supérieure.

Elle est plus sérieuse que ses restes, plus directe qu’une charmeuse, plus gueuse que salace, plus que tout ce qui vient de ma bouche.

Elle est plus méchante que moi, sinon je suis hors-jeu. Elle est plus puissante et sa prose plus essence que ma perfidie langoureuse. Elle aimerait me faire taire avec la surtension d’un dernier baiser refusé.

Je ne sais pas quoi, pour elle. Je ne sais pas quoi lui dire d’autre que ma haine sur ses talons. Sans colère. Juste la blessure dont elle se languit. C’est la plus grande des poétesses, dans un rêve pour l’endormir.

Je meurs sans elle, son absence.

Je m’allonge près d’elle une dernière fois, demain, déjà, sans peines elle, est reposée de moi.

Le surmoi de son insolence.

Elle ne me connaît pas.

Pas tout de suite.

Pas comme ça.

Je ne suis pas noble

Je manque délicatesses

J'ai un peu sur sa robe

Mon final en détresse.

 

 

 

Cribas 21.12.2008