Conception nuptiale du rythme de la poésie (Mon hôte endormie)
Par Cribas le dimanche 21 décembre 2008, 04:04 - Cribas 2008 (Suite et fin) - Lien permanent
Le surcroît d’existence, souvent, tempère le
refrain de la folie des braves gens.
C’est un peu la poétesse qui, sur le lit des caresses, inonde de sa fraîcheur intellectuelle.
J’ai perdu le sexe de ma trempe, et elle s’y trompe, valeureuse infante.
Je crois que sa jouissance médiocre est l’apanage des rêves délicats sans surprises.
Lui refiler des noms d’oiseaux, rien à faire, je crois que c’est lui caresser les mollets pour de faux.
J’aime sa peau, j’aime son mensonge.
Elle est meurtrière, soi disant éponge.
Au cœur du principe, son existence est supérieure.
Elle est plus sérieuse que ses restes, plus directe qu’une charmeuse, plus gueuse que salace, plus que tout ce qui vient de ma bouche.
Elle est plus méchante que moi, sinon je suis hors-jeu. Elle est plus puissante et sa prose plus essence que ma perfidie langoureuse. Elle aimerait me faire taire avec la surtension d’un dernier baiser refusé.
Je ne sais pas quoi, pour elle. Je ne sais pas quoi lui dire d’autre que ma haine sur ses talons. Sans colère. Juste la blessure dont elle se languit. C’est la plus grande des poétesses, dans un rêve pour l’endormir.
Je meurs sans elle, son absence.
Je m’allonge près d’elle une dernière fois, demain, déjà, sans peines elle, est reposée de moi.
Le surmoi de son insolence.
Elle ne me connaît pas.
Pas tout de suite.
Pas comme ça.
Je ne suis pas noble
Je manque délicatesses
J'ai un peu sur sa robe
Mon final en détresse.
Cribas 21.12.2008


Commentaires
relatif
l’absolu est un mâyâge de plus
un horizon qui s’éloigne à son approche
une limite ni plus ni moins matérielle
que monnaies et autres faits de société
la voie du désir
insatisfait
et artificiellement prolonge l’égo
dans son carcan moribond
loin des effluves polychromes d’héliotrope
qui émanent des ombres les plus denses
pour aviver les danses nuptiales
de la transparence
joli retour d'expérience
Paradoxalement la meurtrière est une protection réduite à son plus simple ap-pareil, qui permet de voir très loin et un horizon très large. Se protéger derrière le mur épais du rempart imprenable est une longue vue avec des images plus belles et plus poétiques que celles d'une éponge, bien vu Cribas!
Il était important de le dire ici. Merci Solita.