Les volets symptômes de la conscience prosaïque ont recraché la lumière plus de mille fois. La pièce principale est plongée dans la nuit. Le complot est ourdi, les rats seront invités à assister au festin offrande, lorsque le sang noir inondera enfin tes joues. Les larmes vieillissent mal d’être abandonnées dans le réservoir oublié des souvenirs en bichromies. L’âme disparaît au fond des miroirs à deux tons. Trois mouvements de cils, de langue à pénétration horizontale et le tout est joué.

L’exploitation systématique du silence est un rêve machinal.

Tes brebis à deux têtes sont des âmes pures éplorées. Tu n’es pas un loup, tu es un monstre servile, c’est ce fond sonore que déploie ta gorge sur le givre. Tu n’écoutes pas, tu ne t’exposes pas, tu ne vois pas que chacun est multiples facettes. Tu bois à la source des bontés afin de réhydrater tes maux, souffrances que tu ne veux pas reconnaître. Ton destin est de poix. La source est intarissable, d’autres s’y abreuveront, ton cœur mauvais s’éteindra alors que tu ne l’auras jamais entendu battre plus d’une fois. Le dernier spasme sera ta prison éternelle. Nous viendrons te visiter, observant ta douleur autrefois intrépide et aujourd’hui déchue. Tes yeux auront préalablement été arrachés.

As-tu imaginé que s’éloigner c’était prendre de la hauteur ? Tu nous as laissés là-haut, aveuglé que tu étais, par l’incandescence de ton costume de paille.

 

 

 



Cribas 22.12.2008