Opération "existentialisme du troubadour"
Par Cribas le mardi 3 février 2009, 20:46 - Cribas 2009 - Lien permanent
Il ne reste jamais rien des cadavres de l’amour
Même pas un souvenir stupide qui ferait la loi
Les entités passent, finissent greffées au grand soir
Et les rêves n’en font plus qu’un, jamais au grand jour
Rien ne dit les privilèges de la solitude
Lorsqu’à la rue on ne voit plus la morne vallée
Où se préfère la vérité moins rude
Des organismes courts et fatigués.
A l’usure c’est toujours la mort qui gagne
La lente crevaison longue et douloureuse
Qui s’écrasant sur elle-même sans miracle
Dérape en zigzag sur les bandes boueuses
Il ne reste pas grand-chose des ossements de l’amour
Depuis que le monde vaincu croit en son mystère
Puisque on joue aux osselets avec le troubadour
Il fera valser les âmes en cracheur de cimetières
Cribas 03.02.2009


Commentaires
Quelle force dans la dernière image !!! Des cimetières en feu craché ! la dernière valse de la fibula avec le péroné !.....