Dentitions
Par Cribas le lundi 2 mars 2009, 00:55 - Cribas 2009 - Lien permanent
Peu importe la rue est son nom
Là où je vis
N’existera jamais à ma façon
J’ai deux cents ans à survoler
A peine cinquante, vivant,
A vivre dans mes quartiers.
Toutes les solitudes
Téméraires
Sont bonnes à prendre
Jusqu’au cimetière
Où l’on enterre les prétentions.
Peu m’importent les femmes
Belles et rondes nues
Peu m’emportent les flammes
Des alcools à la rue
Peu importantes les flaques
De sang
Là où je vis ça claque
Pas de quartiers
On nait orange
Ici c’est notre couleur grise
Entre dans la fange
Avec un zest de fatigue
Et les ailes blanches
Des anges meurtris
C’est sur la banquette
Que l’envol se construit
Peu importe, les masques.
Là où je saigne
Le rouge est patraque
Et le regard dans les veines
Toutes les incertitudes
Sont bornées
Là où je vis c’est l’attitude
Qui est courante monnaie
Et les monnaies courantes
Effraient la mort
Et le bourgeois selle homme
Derrière la montagne
Pauvres guerres, pôles serviles
Et dans les tranchées
Du rhum à volonté
Pour tuer nos frères ventricules
La poésie exagère
Celle qui se croit vivante
C’est bien de croiser le fer
Cultivé aux ruminants
Peu importe, mon cran.
Aboli par mon courage
J’ai déjà l’âge d’un guerrier
Sans aucun prénom
Et dans les poubelles
Une carte d’identité
Comme elle et sa beauté
Pour nos amours sans crécelle
Peu importe la mue est en rond
Et ma bêtise au panier
Là où je vis le blé
Organise l’hécatombe des amants
Et dans les poubelles
L’amour qu’on ne ramasse plus
Grouille en chantant
Des vers et de la pourriture
Peu importe mon nom
Mon amour tu sais
C’est à l’emporte-pièce
Que ta croupe notre ambition
Un bruit de métal rouillé
Une chatte qui grince
Des bijoux de princesse
Et mon jouet qui déraille
Peu importe, tes richesses
D’amours et de tendresses.
Là où j’existe
Grince et toutes mes ivresses
Peu m’importent tes amours
Tes rivières poétiques
Tes cliquetis en plein jour
Mes brumes sont électriques
Assis sur une chaise
Je t’observe
Et un fusible dans la braise
Nos feux en conserves
Ce n’est pas de l’humour
C’est ce qu’il me reste
Une fois que tu me déshabilles
Et que ma veste proche de l’amour
Rigide
Tel un cierge
J’imite
Ton insolite enfer
Mon amour….
Cribas 02.03.2009


Commentaires
La dentition n'apparaît qu'après le sevrage, certains restent mal sevrés (ser-vis) ou pas du tout, toute leur vie; c'est sans nom!
http://www.dailymotion.com/user/blo...
Peut-être que les coms sont changeant de textes... peu importe...
cher amour
vois-tu cher amour?
ils regardent sans voir
transparence incognita
entends-tu cher amour?
l'hymne qu'ils écoutent sans entendre
entre les lignes du silence
souris cher amour!
pour connaitre l'incompris
leur abandonner l'existence
un mot d'amour?
octobre 2007
Quelle est votre espèce de fierté prétentieuse à toujours repousser vos mots à la ligne ?
Croyez-vous que parce qu'ils sont décrochés, ils gagnent en contenu ?
Mais vous êtes ici chez vous, et je vous laisse le choix de développer vos arguments, si par mégarde vous repassiez votre fiel...par e-ci...
Que la vérité soit avec vous!
1. Par essence une ligne finit toujours à la ligne. Je ne comprends pas votre remarque.
2. Je ne parlais pas du sens, dont on sait qu'il est extrêmement relatif et demande des parcours de réflexion qui ne sont pas les mêmes chez chacun.
3. Vous ne rémondez pas à mon commantaire, simple pourtant. Pourquoi - ô grand pourquoi - toujours aller à la ligne après trois mots, quand les trois suivants les suivent parfaitement ?
4. En clair, pourquoi aérer un texte inutilement ?
5. Poésiesphones sympathiques. Mais je ne les écouterais pas en berçeuse. L'effet delay est bien fait.
6. Vous êtes libre de vous cogner chez moi, puisque vous avez été faire un tour.
7. Salutations.
10. ??? Je ne vous connais pas, mais disons qu'à partir d'aujourd'hui je suis votre ami...ça nous va?
8. Je n'aime vraiment pas ces gens qui escamotent les chiffres.
11. Le principe logique - s'il ne fait pas figure d'absolu - se présente généralement à défaut.
12. Les parcours ne se conjuguent jamais de la même façon et l'oeil averti décèle toujours les traces qui mettent le feu aux poudres.
Et l’œil averti issu d'un parcours conjugué différemment décèle-t-il toujours, ou jamais, les traces etc..? Votre réponse va m'être d'un grand secours, car si vous n'aimez pas les gens qui , moi j'aime les gens qui savent.
13. Vous répondre davantage serait vous instruire plus que de raison.
Vous êtes vexé parce que je n'ai pas répondu à votre première question...Ne soyez pas comme ça, si je n'ai pas répondu c'était dans l'unique but de protéger votre âme pure, chère amie.
Plus sérieusement, pensez-vous qu'il soit réellement très sage de conserver pour soi ce qu'on semble avoir compris? ("...serait vous instruire plus que de raison...")
Votre dernière remarque est ridicule pour deux raisons essentielles, la première est que son but est de renforcer votre carapace, la seconde est qu'elle véhicule un non sens.
L'instruction, dont vous n'avez pas encore prouvé concrètement ici qu'elle était votre teneur, doit être un partage, non un moyen de se mettre à l'abri. Plutôt que vos expérimentations adolescentes, préférez le partage rebondissant. Avant d'affirmer que vous êtes une intelligence pleine de hauteur, commencez par gravir la montagne dont la cime vous fait envie. Vous verrez peut-être ainsi, que c'est dans la douleur (choisissez des chaussures solides plutôt que des sandales sans crampons) qu'on a une chance de s'accomplir.
Ce ne sont même pas des conseils. Votre parcours me semble intéressant, mais les conditions sournoises dans lesquelles vous semblez vouloir le présenter ont tendance à me rendre tout à fait hermétique à vos propos, cher ami. Bonne continuation.
"Plus sérieusement, pensez-vous qu'il soit réellement très sage de conserver pour soi ce qu'on semble avoir compris? ("...serait vous instruire plus que de raison...")" : Je réponds avec la sobriété d'une parfaite évidence, non.
Laissez ma carapace à l'endroit où elle a été abandonnée. J'ai suffisamment de hauteur (il y a des montagnes qui ne se gravissent qu'à partir 5.000m d'altitude) pour savoir ce qu'il faut laisser de côté avant de partir.
Aparté : il est extraordinaire de voir que des hommes de raison mettent leur raison de côté quand ils sentent attaqués, et parlent avec beaucoup d'ego, pour combattre la raison de ma question.
Vous n'avez pas prouvé le non-sens de ma remarque. Vous l'avez supposé derrière votre glose (juste) sur l'instruction, dont on la subordonne d'être vouée au partage.
Ensuite, votre dernier commentaire est teinté d'un parfait paradoxe. Celui de vous couvrir derrière les principes de l'honnête homme qui parle avec sagesse et qui réclame davantage de neutralité chez son vilain canard. Or et or, c'est votre opposant qui a posé la première question et c'est votre opposant qui s'est vu une fin de non-recevoir.
Dans votre dernier commentaire, vous faîtes montre d'une totale mauvaise foi en inversant les rôles, sous couvert de l'instruction.
"expérimentations adolescentes". Expérimentations, oui. Adolescentes, en quoi ? Elles sotn adultes dès le moment où le discours se heurte à des propos adultes faits par des adultes.
Vous associez l'adolescence (et je vous rejoins ici) à toute remarque qui vise à confronter deux egos. A partir du moment, où l'on rentre dans cette analyse (manque de bol), il commence à y avoir une certaine... "analytique". L'adolescence est donc très loin. Et je pense même que vous usurpez ce terme, pour me lancer une critique indue.
"sournoises" : ce ne l'est pas que de le partager (retour sur l'instruction). Quand, par ailleurs, vous faîtes partie des bons blogs que j'ai découverts, et ce que vous devriez avoir lu si vous aviez lu (conditionnel obligatoire ici et pas de subjonctif) ce texte, que j'admets être par ailleurs long, chiant et mauvais.
Moralité. A partir d'une question simple (le sens de la poésie au sein du retour à la ligne), on ne sait pas répondre après un relatif "je t'emmerde, je fais ce que je veux", lancé au type qui balance son commentaire, sans la politesse à laquelle vos petits fourmis vous ont habituée.
Voyez-vous, je n'ai pas de petites fourmis. Et je considère mon succès les critiques qu'on m'envoie.
Ami, pas ami ? Inutile de faire dans la complaisance.
Ne le prenez pas mal, je ne faisais qu'une étude anthropologique avec pour sujet de départ, votre personne. Il suffit de parler pour avoir le dernier mot. Vous le faites plutôt bien. Et oui, je l'avoue, je n'ai lu votre texte qu'en diagonales, tant je me suis emmerdé aux abords des cinq premières lignes. Mais je ne vous apprends rien, vous le dites vous-même, votre texte est chiant, et donc vous ne m'en voudrez pas d'émettre un avis (une critique je n'oserai pas).
Vous avez bien compris que ce qui est "adolescent" ou "puéril" c'est votre plaisir apparent à "écrire de la merde" sur d'autres blogs, pour ensuite publier sur le vôtre une pseudo analyse de trentenaire qui commence à ouvrir les yeux. Ce que vous découvrirez, et ce tout au long de votre vie, d'autres l'auront découvert avant vous. Je parlais de hauteur pour me moquer, gentiment, de la vôtre.
Comme vous le dites, vous expérimentez. Mais si réellement c'était le cas, et que vous l'aviez fait pour vous, vous n'auriez pas ensuite écrit "votre résultat" (deux jours c'est tout de même un peu court pour mener à bien une étude sociologique, mais bon).
Vous m'objecterez que vous n'avez cité personne. Et j'en souris déjà, car s'il est vrai que vous n'avez cité aucun nom, il est aussi vrai que vos commentaires lâchés ne l'étaient pas de manière anonyme, et donc, vous ne pouviez ignorer par la suite que vous alliez placer "vos sujets" dans une position de victimes (alors que la victime...). Personnellement, je ne suis pas en mesure de souffrir de votre maladresse, mais je pense à d'autres.
Je terminerai ici en vous apprenant que je n'ai jamais su ce qu'était un honnête homme, ne vous en déplaise. Et j'ai bien dit je termine, car je risquerais -une fois de plus?- le paradoxe dans mon commentaire, si je commençais à reprendre point par point tous ceux du vôtre. La rhétorique est une balle rebondissante, vous le savez bien, enfin je vous le souhaite.
Faire de cette volaille de Pseudopointsdesuspendu qui se voulait plus belle que le coq une étude anthropologique, me semble être une excellente idée Sieur Cribas.
Il mettra probablement du temps à se rendre à l'évidence que son cas permettra quelques avancées sur quelques thèses qui pourraient êtres émises sur les êtres frustrés, aigris, mais aussi veules, cupides et vaniteux de la toile.
Quant à moi, je ne lui souhaite rien, qu'il reste tel que et que l'amusement continue à me chatouiller les pieds.
Bien à vous.
Premier paragraphe de votre fait : je n'ai rien à en dire. Je n'ai rien à objecter à vos remarques ou suppléments d'informations.
2. "la merde qu'on projette ailleurs". Encore une fois, il y a une odeur derrière. Elles sont balancées à la gueule plutôt que déposées sur un plateau d'argent, mais l'odeur n'en est pas moins la même. Dans votre cas, c'est l'usage de vers hyper courts, dans d'autres c'étaient la folie grotesque du copyright (et cela devrait vous montrer combien je me juge, j'ai au moins cette modestie de ne pas copyrither mes chiures, je ne suis pas sûr que ce soit le cas de l'autre sale type), dans d'autres encore, des usages fautifs du subjonctifs, et - je l'admets - deux pures crottes sans odeur sur deux autres blogs.
Après, encore une fois, il y a l'analyse. Okay, l'échantillon ne pousse pas aux 3000 lignes Excel, je maintiens tout de même qu'il est réprésentatif. Ce texte précisément n'était pas exceptionnel, mais pas pour autant dénué d'intérêt. "D'autres l'ont fait avant vous". Oui, okay, mais qui ? Je rappelle tout de même que mon blog s'applle l'être-au-blog... Après, tantôt on a le droit à penser par vous-mêmes et, ici, d'autres l'ont fait (sous -entendu : fermez-là). Quand coexistent les inverses, il vaudrait mieux se taire.
Encore une fois, qui a analysé, comme je l'ai fait dans cet article et dans les précédents, le phénomène blog.. Oui, parce que ce n'est pas un coup unique dans l'eau...
Ma supposée hauteur. Question : "qu'est-ce que la prétention ? " Et oui, je vous repose une question. Répondrez-vous à celle-là. Vous parlez de quelque chose que vous n'avez pas définie et dont la définition pose le problème central de l'argumentation. Êtes-vous sûr d'utiliser le bon mot ? Qu'est-ce que ma "hauteur" et ma "prétention". Maxime à venir n°159.
3ième para. L'échantillon de mon étude. Je ne vais tout de même pas me tapper toute la toile. Je ne suis pas non plus payé pour cela. Où cese le plaisir...
4ième para. Place de "victime". Euh ? De quoi on parle ? Une victime est une personne blessée alors qu'elle est innocente de la cause de sa blessure. Est-ce si vrai qu'on peut parler de victime ? Non. et certainement pas, quand on regarde le monstre vaniteux à qui je fais face par ailleurs, qui se plaît à anoncer l'inversion des rôles, où je deviendrais (et même pour vous) un sujet d'étude.
5ième para. La rhétorique est une balle rebondissante. Jolie phrase, le sens est plus obscur et sujet à double interprétation.
Conclusion : est-ce que ce commentaire du vôtre vient vraiment répondre au mien. La question originale - que est la longueur de votre mètre - restant par ailleurs toujours inexplorée. Et m'excuserez si je n'apporte pas d'éléments, quand j'ai moi-même posé la question.
Par ailleurs, je n'ai aucune inimitié contre vous et j'espère que vous ne fonderez pas dans un torrent d'insulte comme votre collègue, qui vient de remontrer l'extrême-limite de l'intérêt qu'on peut lui accorder.
Je ne répondrai pas, d'abord parce que cela fait deux fois que je vous l'annonce, et deux fois que vous me le demandez. Je ne répondrai pas, cependant je me permettrai de rajouter une couche- d'ajuster une petite touche- (c'est de votre faute, vous ne savez pas vous arrêter) à votre peinture inodore, n'en soyons pas inquiet:
Ni dieux, ni mètres, ni collègues, ni véritables peines...Cependant, si vos "ennemis" s'expriment ici, je ne vois pas pourquoi je devrais immédiatement prendre avec eux la posture de la déconsidération. Ni dieux, ni maîtres, ni collègues, ni véritables feux...*
J'ai visité le blog de Plaiethore, que je ne connaissais pas plus que le vôtre, et ma foi, j'y suis resté quelques longues minutes et je pense y passer quelques autres instants depuis ma liste de favoris dans un avenir proche.
Mais vous savez, vous êtes aussi dans ma liste de favoris maintenant. Le terme est mal choisi mais cékomçaqu'ondit. (Veuillez s'il vous plaît, à l'avenir, relire les commentaires que vous ne laisserez plus ici, car lorsque vous vous emportez vous en oubliez votre langue.)
Cordialement.
* L'ironie est illisible pour celui qui apprend encore à lire
Un beau poème qui repulpe et nous rappelle qu'on ne nait pas free.
C'est moi qui ai mis le comm le plus court. Mdr. Je crois que j'ai gagné!!!!
Tu gagnes toujours, sans le savoir, sans chercher à gagner...La compréhension est courte, justement.
Se prendre une veste..s'en prendre plein les dents...il n'est pas mieux (pire) que l'amour pour cela...