Rétroactivité d'un incapable mauvais garçon ou Dealer d'amours aux bénéfices douteux
Par Cribas le mercredi 4 mars 2009, 00:50 - Cribas 2009 - Lien permanent
Imagine que je sois sain
Une sorte de magicien
Poète avec de la mort
Et des tripes à l’air
Tu ferais quoi de moi ?
Imagine pour rire
Qu’au lieu de crever niais à Venise
Je t’emmène à Palerme
Et que je glisse un calibre
Dans tes feintes d’amour
Vois-tu le monde
Lorsqu’il s’amuse à vivre
Dans sa propre tourbe
Comme il est perdu
Et les cœurs qu’on peut flinguer ?
Imagine que je me connaisse
Et que je te sache
Tout à fait sanguinaire
Où que j’aille en enfer
Et que je t’emmène en voyage
Imagine le rêve perdu
Souriant au paradis
Glissant sur l’amertume
D’un cynisme chanceux
Avec la puanteur du désespoir
Vois-tu le monde
Son optimisme de fond
Ses couleurs dissoutes*
Dans une éprouvette calcaire
Et les cœurs qu’on peut flinguer ?
Imagine pour vivre
Qu’un jour j’en finisse
Avec toi
Dans le cimetière d’une cabane
A cause de ton journalisme
Imagine mon amour
Que ta langue humide
Se retrouve dans un bocal
Avec les parties civiles
D’un juge incorruptible
Vois-tu le monde
Comme un film d’homme
Ou comme un trafic de souliers ?
Tes jambes sur talons de marque
Sont courtes comme des aiguilles silencieuses.
Imagine, pauvre conne
Que le jour où tu m’aurais aimé
Pour toujours
Je n’aie été qu’un dealer de clauses
Par ici la monnaie
Vois-tu ta propre overdose
De marques,
Et tous ces chiens qui crèvent
Drogués jusqu’aux os
Cordonniers jusqu’à tes pantoufles de vair
Imagine-toi sur place
Pour de bon
Ensuite ferme-la
Et sois rose soie notre palace
Mes affaires sont les tiennes
Imagine ta TT
Après l’audition
Transformée en carême
Dans une cellule
Sans permissions
Vois-tu le monde
Pauvre folle ?
Tu as de la chance de m’aimer moi
Et tes petits enfants
Deviendront présentables.
Aime-moi je m’occupe des brindilles
La vie c’est assez mafieux
Laisse-moi je construis le nid
Mais ne répète jamais rien
Putain illégale !
Et demain on se marie
Et on s’aime
Vois-tu le monde sérieux
Et ta veine
Pauvre folle ?!
Vois-tu le monde
Jamais si simple
Et le mont Olympe
Connerie des dieux déserts
Qui m’a assoiffé ?
J’ai goûté le marché
Fusillé mes narines
Empli mes veines
Je me suis même moqué
Des enfants de la chance
Imagine l’épave noyée,
Victorieuse
Parmi les dragueurs de mines
Excités comme un cercle
Au fond des yeux…
Cribas 03.03.2009


Commentaires
Les haruspices n'auraient pas !mag!né un destin plus lennique !
Un spectacle, cette giboulée de Mars , chaque goutte reflétant de multiples sens avec éclat .
Et d'un coup la chanson de Mort Schuman me revient en tête ...
à défaut de l'originale voici une "pâle copie" en ligne : http://www.youtube.com/watch?v=yz63...