Les chiens aboient

Et les carambars trépassent

Et l’humanité des fois

Est aussi molle qu’une carapace

 

Aussi fragile qu’une chanson

Le cri des bêtes

Se résigne à l’art ou la passion

On est caramel

 

En ville

Les chats miaulent comme le bruissement d’un pétard

Et les poèmes

Résonnent en forme de cage d’escaliers

 

Les Car en Sac passent

Et les règles lisses elles en rêvent

En suivant à la trace

Nos signes d’amour sans la moindre preuve

 

Les chiens sont noirs

Et les animales fondantes

Sous la dent du désespoir

Exigent un vrai bûcher sur nos tempes

 

A la garce au fond d’un RER

On prêche un regard blême

Et la solitude sur les rails de l’enfer

On ne sait même plus sous quel membre on se jette

 

Les chiens aboient

Et les chattes domestiques

Les yeux restent sans voix

Et l’habitude rejoint ses briques

 

Les chiens aboient

Pour marquer le coup

Et en pissant dans les coins

Ils démembrent la foule

 

Les chiens Malabars...

 

Comme si les souris sans sucre.

 

 

 

Cribas 31.03.2009