Bipèdes à quatre pattes ou Anthropomorphismes au sein d'une même espèce
Par Cribas le mardi 31 mars 2009, 23:44 - Cribas 2009 - Lien permanent
Les chiens aboient
Et les carambars trépassent
Et l’humanité des fois
Est aussi molle qu’une carapace
Aussi fragile qu’une chanson
Le cri des bêtes
Se résigne à l’art ou la passion
On est caramel
En ville
Les chats miaulent comme le bruissement d’un pétard
Et les poèmes
Résonnent en forme de cage d’escaliers
Les Car en Sac passent
Et les règles lisses elles en rêvent
En suivant à la trace
Nos signes d’amour sans la moindre preuve
Les chiens sont noirs
Et les animales fondantes
Sous la dent du désespoir
Exigent un vrai bûcher sur nos tempes
A la garce au fond d’un RER
On prêche un regard blême
Et la solitude sur les rails de l’enfer
On ne sait même plus sous quel membre on se jette
Les chiens aboient
Et les chattes domestiques
Les yeux restent sans voix
Et l’habitude rejoint ses briques
Les chiens aboient
Pour marquer le coup
Et en pissant dans les coins
Ils démembrent la foule
Les chiens Malabars...
Comme si les souris sans sucre.
Cribas 31.03.2009


Commentaires
De car en van, l'aphone humaine reste sans voie ... pardon, je cherche une sortie dans l'impasse "comme si les souris sans sucre" !
Mais j'aime cela, c'est la discordance qui harmonise le morceau.