A propos des secours inutiles
Par Cribas le samedi 18 avril 2009, 03:17 - Cribas 2009 - Lien permanent
Pour une balle dans la tête
Je ne partagerais mon nom
Qu’à l’unique condition
Que j’en meure sur le coup
La musique est lointaine
L’horizon est brouillé
Même le silence est à la peine
Lui pourtant si dévoué
Je veux devenir fou
Pour échapper à la folie
Vivre l’enfer à genoux
C'est pas de la survie
Pour une malle un jour de fête
Mon prénom est à nu
Déjà dans le hangar il voyage
Mon vieux cœur sans prêtresse
Cribas 18.04.2009


Commentaires
En tous cas les initiales sont déjà prises :
"...
III
Etonnants voyageurs ! quelles nobles histoires
Nous lisons dans vos yeux profonds comme les mers !
Montrez-nous les écrins de vos riches mémoires,
Ces bijoux merveilleux, faits d'astres et d'éthers.
Nous voulons voyager sans vapeur et sans voile !
Faites, pour égayer l'ennui de nos prisons,
Passer sur nos esprits, tendus comme une toile,
Vos souvenirs avec leurs cadres d'horizons.
Dites, qu'avez-vous vu ?
IV
"Nous avons vu des astres
Et des flots, nous avons vu des sables aussi ;
Et, malgré bien des chocs et d'imprévus désastres,
Nous nous sommes souvent ennuyés, comme ici.
La gloire du soleil sur la mer violette,
La gloire des cités dans le soleil couchant,
Allumaient dans nos cœurs une ardeur inquiète
De plonger dans un ciel au reflet alléchant.
Les plus riches cités, les plus grands paysages,
Jamais ne contenaient l'attrait mystérieux
De ceux que le hasard fait avec les nuages.
Et toujours le désir nous rendait soucieux !
– La jouissance ajoute au désir de la force.
Désir, vieil arbre à qui le plaisir sert d'engrais,
Cependant que grossit et durcit ton écorce,
Tes branches veulent voir le soleil de plus près !
Grandiras-tu toujours, grand arbre plus vivace
Que le cyprès ? – Pourtant nous avons, avec soin,
Cueilli quelques croquis pour votre album vorace,
Frères qui trouvez beau tout ce qui vient de loin !
Nous avons salué des idoles à trompe ;
Des trônes constellés de joyaux lumineux ;
Des palais ouvragés dont la féerique pompe
Serait pour vos banquiers un rêve ruineux ;
Des costumes qui sont pour les yeux une ivresse ;
Des femmes dont les dents et les ongles sont teints,
Et des jongleurs savants que le serpent caresse."
V
Et puis, et puis encore ?
... "
Le Voyage de C.B.
Le poète ne fait jamais les choses à moitié ;)
"Je veux devenir fou
Pour échapper à la folie
Vivre l’enfer à genoux
C'est pas de la survie"