La poésie des pots de chambre

Reverse une seule moitié à l’art

Dégoulinant comme elle trouble

Ses petits miels de minuscule dard.

L’abeille vole sans arbalète

Sans viser les frelons

Qui ne lèvent plus la tête

Isolés tels des radars.

L’ingénierie scabreuse

Des érudits de la trompette

Monte au créneau sans sableuse

Noyée de neige par-dessus la tête.

Le travail c’est la santé

Mentale du poète sans lignée

Car dans l’autodictée

Avec ou sans retour à la ligne

On se sent monde et bête.

 

 

Cribas 12.05.2009