Libérés en gelée ou Le paradoxe froid de la liberté
Par Cribas le mercredi 7 octobre 2009, 23:23 - Cribas 2009 - Lien permanent
Avaler des chardons
Et raconter des roses
Entendre les piquants
Et pétiller sous sa langue
Les orties
La douleur aimante
Doucereuse
L’ouïe est un mensonge charmant
A voir le trou du cul du monde
Sans pays d’origine
Nos sondes déambulent
Patriotes au régime
Boire du langage
Et prendre la couleur
Ou la grisaille
De n’importe quel caméléon
Libre comme l’air
Comme le feu
Comme l’eau gémellaire
Du royaume des dieux
Croire et dire que non
Qu’il y a le ciel et la mer
Et qu’entre les deux, bon sang
Aucune forme humaine !
Se détacher
Les pieds sur terre
Décoller in extremis
Du latin terrorisme
Ravaler ses bourdons
Ses mélancolies dard-dard
Et choisir une abeille
Mielleuse, ou d’une autre marque
La liberté n’existe pas
Si ce n’est au travers de l’éclipse
Où le soleil me rend marginal
Dans mes lunettes sismiques en 3D
La puissance est libre,
La lumière, seulement libérée.
Ainsi piqué par le vif
Je tente l’ombre à l’infini
Les roses filent le tétanos,
Et bon train sur une langue tétanisée…
Cribas 07.10.2009


Commentaires
"Avaler des chardons
Et raconter des roses"
Pourtant l'impression que c'est souvent l'inverse.....
"Libre comme l’air
Comme le feu"
C'est vrai que la liberté peut bien souvent brûler ....
Et là on comprend tout...
"La puissance est libre,
La lumière, seulement libérée.
Ainsi piqué par le vif
Je tente l’ombre à l’infini"
Un poème ...lumineux ...comme on les aime !
relever la tête cers le soleil : aspires-tu à t'envoler ?
Si je t'offrais un vers, tu commanderais quoi? Un sirocco?
non, de là où je suis, plutôt un vent montagnard bien froid mais aucun ne me vient à l'esprit. aide-moi à en trouver un si tu le peux. je me fais bien paresseuse en ce moment. et j'ai mes raisons. ou alors un vent doux sur lequel je puisse me poser sans me fatiguer et me laisser aller à mes rêveries .
Farou : Vent local du nord-est soufflant dans la vallée du Guiers (Isère).
En voilà un qui me sied comme un gant.
Un vent doux? Attends, laisse-moi réfléchir...
Une brise légère sur la poésie la plus lourde?
Un cri bas, et lourd, comme un couvercle?
Une CB, ou un Charles Baudelaire au rabais?
Non franchement je n'ai pas d'idée...
La poésie peut être simplement
Simplement, peut-être..?
un des principes pour moi dans la quête littéraire : chercher sans cesse le bon mot, la bonne expression, toujours chercher à s'améliorer, toujours, toujours. ne jamais se satisfaire de ce qu'on a écrit car il est forcément imparfait. comme nous tous. je suis une éternelle insatisfaite sur ce que j'écris, c'est pour cela que je suis toujours aussi tourmentée.
"Je tente l'ombre à l'infini"
Si l'ombre guette sa proie... ce vers est pertinent...
"Et qu'entre les deux, bon sang"
Rhésus O- celui de la poésie pour transfuser l'humain ?
Ou y voir un point d'exclamation...