Avaler des chardons

Et raconter des roses

Entendre les piquants

Et pétiller sous sa langue

Les orties

La douleur aimante

Doucereuse

L’ouïe est un mensonge charmant

 

A voir le trou du cul du monde

Sans pays d’origine

Nos sondes déambulent

Patriotes au régime

 

Boire du langage

Et prendre la couleur

Ou la grisaille

De n’importe quel caméléon

 

Libre comme l’air

Comme le feu

Comme l’eau gémellaire

Du royaume des dieux

 

Croire et dire que non

Qu’il y a le ciel et la mer

Et qu’entre les deux, bon sang

Aucune forme humaine !

 

Se détacher

Les pieds sur terre

Décoller in extremis

Du latin terrorisme

 

Ravaler ses bourdons

Ses mélancolies dard-dard

Et choisir une abeille

Mielleuse, ou d’une autre marque

 

La liberté n’existe pas

Si ce n’est au travers de l’éclipse

Où le soleil me rend marginal

Dans mes lunettes sismiques en 3D

 

La puissance est libre,

La lumière, seulement libérée.

Ainsi piqué par le vif

Je tente l’ombre à l’infini

 

Les roses filent le tétanos,

Et bon train sur une langue tétanisée…

 

 

 

 

 

Cribas 07.10.2009