Qui vivra sans amours projettera sa nuit au grand jour
Par Cribas le samedi 10 octobre 2009, 21:19 - Cribas 2009 - Lien permanent
J’ai très peu voyagé
Mi-frêle mi-freluquet
J’ai réduit l’horreur
A son hymne sans beauté
Je me suis sûrement trompé
En n’empruntant aucune ligne
Sensée me déposer à l’étranger
Je voyage en bus de cocaïne
Embué à la vie à la mort
J’ai tout de même évité la psychanalyse
On me dit que je suis trop fort
Pour succomber à ce genre de réalisme
Une bonne ligne
Un bond dans le néant
Une reine dotée du talent de dame oiselle
Et mes rails sans chaînes
Je fais du bruit surtout
Avec mes paupières silencieuses et magiques
Car je fais semblant de dormir partout
Comme ces petits matins à coups de triques
La vérité est que je m’endors
A la première compassion
Et comme une grêle de vérités
Aimer est pour moi une grenade incapacitante
Je ne vous dirai pas qui je suis
Car je l’ai deviné
Cribas 10.10.2009


Commentaires
Dis comment t'as fait pour deviner ? ah oui ..t'es un génie ! :)
"Aimer est pour moi une grenade incapacitante"....explosif !
en ce moment présent, seul celui de mes enfants existe vraiment à mes yeux. tout le reste n'est que chimère et souffrance.
!?
Quel amour pouvons-nous restituer aux autres en vivant si nous n'avons pas pu en faire provision lorsque nous étions au berceau
?!
C'est certainement une très bonne réponse...
Hey...
" car je fais semblant de dormir partout comme ces petits matins à coups de triques"...
rejoint notre conversation téléphonique....faire semblant..mais à quoi bon, quel interet, sinon que de sous-estimer...pour qui???
je t'embrasse mon frère!
Oye... Les proverbes africains sont sur le tableau de bord...
"Si tu détruis l'ombre de ton arbre, tu chercheras celles des nuages qui filent."
très juste ce que vous dites ....!
mais encore faudrait-il que j'attrape un de ces nuages....
excuses...je ne pense pas que cela m'était adressée!!!
je l'ai pris tel quel.
bonne soirée!
@ M-C. T
Si l'arbre est frêle il y a des chances qu'il s'abatte de luire, même qu'il s'effondre en brillant par lui-même...On peut faire le pari de son ombre à tue-tête: Ah, tu tètes?! Tu as des proverbes chinés...
"La part de son ombre...
Oui puisqu'elle fait partie intégrante du tout.
Voir ma note du 14/ sur vox, notamment la photo : Ajourée entre terre et ciel/La trame de la lumière/Les fruits d'une sublimation
A bien y regarder, l'ombre est "La trame de la lumière...
C'est tout un cheminement, de vie intérieure engagée dans son processus d'harmonisation... élancée à la rencontre du monde.
Bon, maintenant, il faut que j'y aille... @+...
Vous avez reçu une éducation plutôt bourgeoise, n'est ce pas? Ou peut-être avez-vous fait carrière dans l'éducation nationale? Ou les deux?
Je me trompe? (Me trompé-je?)
Votre questionnement me fait sourire. Si vous saviez... Et ceci dit en passant, dans quelques mois, j'aurai 60 ans.
Education bourgeoise : il s'en faut de beaucoup.
Parcours socio-professionnel : les trois premières années, j'ai effectivement enseigné à de jeunes enfants caractériels ou, débiles légers. Parallèlement, je donnais des cours d'alphabétisation.
Ensuite, point de carrière; si ce n'est celle des professions "alimentaires" mises bout à bout... pour assurer le quotidien auprès de mes deux enfants...
Et par exemple, coller des affiches de spectacle dans les magasins n'a rien d'intellectuel ! Même si on accomplit cette tâche au sein de l'espace culturel de la ville !
A travers votre perception, vous faites fausse route...
Autant pour moi. Mais je tiens à préciser tout de même que je ne faisais pas référence à un quelconque intellect. Il y a des professeurs ou des bourgeois qui sont bien loin d'être des intellectuels...C'était autre chose...
Je ne peux pas en parler tout de suite, il faut que j'y aille...
(Sinon, pourquoi me précisez-vous votre âge?)
Je n'ai pas "entendu" cet "autre chose"...
J'ai donc pris votre question au sérieux mais au premier degré.
J'ai approfondi ma réponse sur vox ensuite.
Pourquoi préciser mon âge ?
Car tout ce que j'écris est le produit d'un très long cheminement, d'une mise en question constante... entre vents et marées... au sein de mon rapport aux autres vécu au quotidien, dès l'enfance (qui bien que "dure" ne fut jamais dénuée d'amour : là est le sésame et le souffle.)
Et que du fait de ces nombreuses années, je suis parvenue à la légèreté, à l'envol...
Bien à vous, en poésie interactive...
C'est bien ce que je voulais entendre. Moi, je ne crois pas au poids des années qui permettraient la légèreté...ou l'envol.
Les heures de vol ne comptent pas, c'est le chemin qu'on emprunte qui est le plus important. Qu'on empreinte, d'un pas lourd, ou d'un pas léger...
C'est comme la danse, on peut encore écraser les pieds de son partenaire après 50 ans de pratique.
La nature du chemin importe
La nature du pèlerin importe
Le temps importe
L'expérience importe, on apprend chemin faisant... à identifier le but à atteindre, à définir le défi, à le relever...
Mais chacun approche la vie à sa convenance personnelle...
Quant à la danse, tout le monde ne sait pas danser le tango !
Pour moi ce sera sans tango (Bière+grenadine). Je sais, je suis un picon...