Les étincelles d’azur

S’effacent sur le champ labial des runes

Mirepoix à la mûre :

Ajoutant un ingrédient à la poésie pour les nuls

Les mochetés modernes non moderato

Se lisent comme des plaquettes de syllabes

Où le sang raconte des histoires de monômes.

Avec la plus-value du monomaniaque élevé au plutonium

Les poètes croulants avalent des sardines en cachette

Dans les vieilles boites rouillées qui leur servent de barmans.

Sans barguigner ils baragouinent

Une espèce de message flou sur leur élévation transcendantale

Et mon hépatomégalie se croit encore au bal

En écoutant ces petits mégalomanes aux fronts étroits.

On disait des jambons

Je les appellerai des saumons goûtant la sardine

Autant que leurs sornettes.

L’un est mort dans sa serviette d’attaché commercial

Et utilise maintenant la poésie comme un droit au R.M.I

L’autre pleure son nombril si peu lactifère

Et s’autorise à penser le néant, bien sûr du haut des cimes

L’autre encore, se fait péter la rondelle en hurlant de bonheur

Par un lagotriche

Et tout ça au nom de la poésie

Encore un autre, se paluche les larmichettes

Sous les sandales infectes de sa reine poétesse désignée maîtresse

Et j’en passe et des merveilles

Il faut faire court en poésie

Quand on s’adresse aux pieuvres

Les étincelles d’azur mon cul

Pour ces gens-là la merde est mordorée

Même dans leurs fions il y a des traces d’or

Quitte à être un adjudant poète pince-sans-rire

Je préfère la méthode dure.

 

Une question d’amour propre ?

 

 

Cribas 16.10.2009