France Telecom ou Lettre ouverte à Sapiens politicucus ou Mots à peine couverts comme un grand coup de pompe dans le cul des gugusses
Par Cribas le vendredi 16 octobre 2009, 22:51 - Cribas 2009 - Lien permanent
Peut-être que c’est mieux de partir
Que de repartir chaque matin
Pour un petit tour sans fin
Peut-être qu’avec des scies
On pourrait suicider la tête des parties
Et des mouvements économiques
Qui se dirigent comme un pendule
Non pas du bas vers le haut comme ou voudrait le croire
Mais bien du haut vers le bas :
Des mains tenaces de l’argent et du pouvoir
Qui pluiefinent en parpaings sur la gueule des gars gueux
Sans s’en émouvoir.
C’est un gag au pochoir sur les murs de la cité
La ville vivante et heureuse
Avec des trottoirs pleins de merde
Et de chiens qui se ramassent entre eux.
Peut-être que c’est mieux
Une bonne grosse dépression suicidaire
Afin de se départir
D’une ambiance pyramidale casse-gueules.
De quelle tour veux-tu te jeter ?
T’es déjà à terre
C’est comme si c’était fait
Après ce n’est que du bonheur
Des fées blanches partout
Et puis
Plus rien.
Et pourquoi pas des faits rouges
Fini de parlementer avec les synonymeurs de la gruge
Allons plutôt nous baigner
Dans le sang fourbe qui jonche le pouvoir
A mort l’anémie des putassiers députés
Et des concierges du sénat sémillant des séniles :
Ces jeunes vierges jamais dépucelés par le courage
Peut-être qu’il est temps d’en avoir marre
A la place de se flinguer tout cru
Pourquoi ne pas inverser la vapeur
Avec un mât de voile pour ces trous du cul ?
Peut-être qu’il est temps de répartir
La misère.
Bien entendu je suis un crétin inculte
Tout droit sorti de la cuisse de la base à la brasse
Et le crawl ne sera jamais mon culte
Je suis du genre qu’on calme avec un boulot bien hard
Un truc qui empêche de respirer et d’alimenter le cerveau
Seulement voilà
En tant que cuistre j’ai tellement connu l’apnée
Que mes amygdales déshydratées par vos vampires soignés
Ont fini par avoir soif de sang
De votre vermine et de votre imagination aussi lourde qu’une junte
Bourré tel un bourreau
J’exige ma tête haute
Ou la vôtre roulant par vent de révolution
Jusqu’à mes pieds peuplés de footballers endormis.
C’est un deal,
Le dernier deal
Avant la fatale menace
De l’ennemi public numéro un qui siège en moi
Et nous serons nombreux
Pendant des mois
Jusqu’à ce que « vivre avec son prochain »
Soit bien tissé sur vos façades
Jusqu’à la prochaine fois.
Peut-être que c’est mieux de partir
Moi je reste encore un peu
Pour un grand tour sans fin
Avec faim.
Cribas 16.10.2009


Commentaires
L'homme n'est plus, seulement les poches de quelques uns comptent. On va dans le mur c'est sûr, et tout le monde semble bien complaisant...
"C’est un gag au pochoir sur les murs de la cité"
et une lassitude encrée sur les factures de nos vies ...
Il y a un petit côté "tirade des nez" de Cyrano je trouve dans ce texte....
je me sers la mort moi-même avant qu'un autre ne me la serve ...